<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420</id><updated>2011-05-14T11:33:37.813+01:00</updated><category term='Infos'/><category term='Digressions'/><category term='Chroniques et écrits'/><title type='text'>Mr.Roboto</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>13</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-2322827340611416034</id><published>2008-05-23T11:53:00.001+01:00</published><updated>2008-05-23T12:00:39.927+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Les Leçons du Professeur Rostac : leçon n°3</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: arial;" class="date"&gt; &lt;/div&gt;        &lt;div style="font-family: arial;" class="txtarticle"&gt;   &lt;a style="color: rgb(107, 12, 12);" href="http://www.trentetroistours.com/froid.php?id=638&amp;amp;fr=2"&gt;&lt;img src="http://img528.imageshack.us/img528/9694/ecranramboasiatth2.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;/a&gt;Les Etats-Unis, dans son immense culte de l'entertainment, s'est toujours plu à utiliser le cinéma comme vitrine de ses positions socioculturelles, autant pour ses hôtes que pour ses voisins mondiaux.Pas étonnant, donc, de voir toutes les communautés de ce pays souvent rassemblées dans de véritables melting-pots filmiques ,ainsi que des opinions de politique extérieure à peine feintées. Comme chacun sait, chaque troupeau possède sa brebis galeuse, son vilain petit canard. Et dans le &lt;i&gt;Kiss Kiss Bang Bang&lt;/i&gt; américano-outrancier, vous l'aurez compris, ça flingue autant que ça baise. Occultons la seconde partie grivoise de cette maxime, et posons nous la véritable question : mais pourquoi, et ce après moult revirements de situations et autres péripéties scénaristiques, l'asiatique meurt-il toujours en premier? Attention, la rédaction ne garantit pas la qualité des films évoqués...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img291.imageshack.us/img291/6972/ecranjohnwaynevx2.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;Parce que le blanc...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Parce que le blanc, appelé également wasp (White Anglo Saxon Protestant), c'est le héros, généralement. Point barre. Compris?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Exemple&lt;/b&gt; : Euh... Des tonnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img245.imageshack.us/img245/3043/ecranrocky4ob5.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;Parce que le russe...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;C'est suranné, bucolique et facile. Avant la chute du communisme, voire quelques années plus tard, le russe (appelé alors soviétique) était l'ennemi préféré des producteurs américains, d'une part pour ses convictions politiques, de l'autre, pour sa propension à emmagasiner la douleur et son jansénisme qui faisait du rival rouge un grand ennemi pour la non moins grande Amérique cinématographico-justicière. On lui doit même l'un des plus grand génocides artistiques du cinéma américain, &lt;i&gt;la Chasse aux Sorcières&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Après la chute du communisme et un régime libéral plus tard, le Russe est devenu le meilleur allié du cinéma américain. Il est un peu fou, légèrement ivrogne sur les bords (et même au milieu), mais il est loyal, franc et honnête, quoiqu'un peu brut de décoffrage. Vous en convenez, il ne mérite donc pas de mourir le premier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Exemple &lt;/b&gt;: avant la chute du communisme, Dolph Lundgren dans &lt;i&gt;Rocky IV&lt;/i&gt; ou Sean Connery dans &lt;i&gt;A la Poursuite d'Octobre Rouge&lt;/i&gt;. Après la chute du communisme, Peter Stormare dans &lt;i&gt;Armaggedon&lt;/i&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img95.imageshack.us/img95/9682/ecransoldatryanzu3.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;Parce que le juif...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;On n'est pas à un poncif près : c'est sacré au sein du cinéma américain et on sait tous l'impact du lobbying juif sur l'industrie hollywoodienne. Le juif mourra peut-être, au milieu, vers la fin, tout dépendra du director's cut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Exemple&lt;/b&gt; : Adam Goldberg dans &lt;i&gt;Il Faut Sauver le Soldat Ryan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img98.imageshack.us/img98/8388/ecranpredatorox0.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;Parce que l'indien...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;On lui a déjà assez donné le mauvais rôle dans les westerns. On l'a aussi assez tué par le passé, et sans effets spéciaux, quand on a bâti cette société américaine contemporaine. Le cinéma essaie donc peu à peu de redorer le blason sanguinolent d'une Amérique dévastatrice en donnant à la communauté indienne (du moins le peu qu'il en reste) des rôles importants, si tant est qu'ils servent à quelque chose. Que ce soit un personnage valeureux voire suicidaire, dur au mal bien qu'analphabète ("moi couvrir toi") ou encore la clé de la guerre du Pacifique. C'est dire le sentiment de culpabilité des américains...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Exemple&lt;/b&gt; : Sonny Landham dans &lt;i&gt;Predator&lt;/i&gt;, Adam Beach dans &lt;i&gt;Windtalkers&lt;/i&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img528.imageshack.us/img528/4006/ecranpiegedecristalwu3.gif" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;Parce que l'européen...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;C'est l'Europe, et l'Europe, ça ne concerne pas les américains.On a tout de même vu, ici et là, des méchants européens apparaître au fil des années. Des Allemands, par exemple, comme pour stigmatiser le lourd passif nazi de notre voisine teutonne, ou son appartenance d'après au régime soviétique, par le biais de la RDA. Des français aussi, ces esthètes arrogants et fourbes qu'on aime à faire taire par l'humiliation, lorsque la situation politique le permet. Comme après la prise de position de la France face à la guerre en Irak. En revanche, interdiction de toucher aux Italiens : son importante communauté de gens du cinéma couplée à un lobbying tenace permettent à l'italien d'avoir les faveurs des producteurs. Il aide parfois le héros, mais ça s'arrête là. Idem pour les Anglais : on a jamais vu une colonie s'attaquer à son colon (l'Algérie? Connais pas.) Les européens ne méritent donc pas de mourir en premier... rien que pour faire durer le plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Exemple&lt;/b&gt; : Alan Rickman dans &lt;i&gt;Piège de Cristal&lt;/i&gt;, Ed Harris dans &lt;i&gt;Stalingrad&lt;/i&gt;, Vincent Cassel dans &lt;i&gt;Ocean's Twelve&lt;/i&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img530.imageshack.us/img530/7789/ecranroisdesertub4.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;Parce que l'arabe...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Il est mauvais. Peu importe d'où il vient, d'ailleurs, puisque le cinéma américain range dans cette catégorie aussi bien les Africains du nord que les musulmans du Proche-Orient ou les habitants d'Asie Mineure. Au pire, on verra une population arabe innocente, dépassée et victimisée. Mais par qui? Les autochtones, bien sûr. De toute façon, l'Arabe c'est le méchant. Compris?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Exemple&lt;/b&gt; : Comme pour le blanc, beaucoup...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img98.imageshack.us/img98/4301/ecranscarfaceyn0.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;Parce que le chicano...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Plus enclin à vendre de la drogue, il préfère rester à la frontière, ou dans ses tréfonds bidonvillesques. Comme le chicano ou le sud-américain ne sera jamais prêt à rentrer dans le droit chemin (il a son propre american way of life, fait de délit et de dépravation), il ne sera jamais considéré comme un allié auprès du héros américain. Il restera toujours du côté des "méchants", aux allures de gangster tatoué ou de trafiquant de narcotique. Grande gueule parce que latin et sanguin, armé jusqu'aux dents parce que paranoïaque. Il en meurt par centaines dans les films américains, on ne fait donc pas attention lorsqu'ils partent en premier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Exemple&lt;/b&gt; : Al Pacino dans &lt;i&gt;Scarface&lt;/i&gt;, les Sharks de &lt;i&gt;West Side Story&lt;/i&gt; ou les mexicains de &lt;i&gt;No Country for Old Men&lt;/i&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img245.imageshack.us/img245/4668/ecrannuitmortvivantjs5.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;Parce que le noir...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;C'est tout une histoire au sein du cinéma américain! S'il y a une minorité pionnière au cinéma, c'est bien la communauté noire. Ceux qui au départ étaient joués par des blancs grimés de cirage ont fini, à force de revendication et de talent, par se faire entendre à Hollywood. Au départ simple quota à respecter (un noir pour sept blancs), l'afro-américain était amené à jouer des rôles plus que subalternes. Mais à la suite des mouvements contestataires des années 60, le noir américain a su prendre plus d'importance, voire devenir un symbole d'intégration ou, au contraire, de critique d'un système qui ne laisse que trop peu la place aux minorités. L'afro-américain est devenu ainsi le meilleur allié du héros blanc jusqu'à l'orée des années 90, venant même à lui prendre sa chère place par la suite. En effet, avec l'arrivée d'une génération de talents indéniables (dont les fers de lance sont Lawrence Fishburne, Samuel L. Jackson ou Denzel Washington, déjà bien précédés par les Sydney Poitier et autre Harry Belafonte), la communauté noire s'est affirmée comme une puissance pouvant jouer les premiers rôles au pays de l'Oncle Sam. George Romero avait propulsé les choses dès 1969, en donnant pour la première fois le rôle du héros à une personne de couleur, laissant ainsi à son oeuvre &lt;i&gt;La Nuit des Morts Vivants&lt;/i&gt; un goût de brûlot hautement assumé et innovateur. Il va de soi que désormais, le noir ne mourra plus en premier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Exemple&lt;/b&gt; : Première génération, Harry Belafonte dans &lt;i&gt;Le Monde, la Chair et le Diable&lt;/i&gt;, Duane Jones dans &lt;i&gt;La Nuit des Morts Vivants&lt;/i&gt; ou Sydney Poitier dans &lt;i&gt;Le Lys des Champs&lt;/i&gt; (premier Oscar pour un homme de couleur). Deuxième génération : Lawrence Fishburne dans &lt;i&gt;King of New York&lt;/i&gt;, Samuel L. Jackson dans &lt;i&gt;Pulp Fiction&lt;/i&gt;, Danny Glover dans &lt;i&gt;L'Arme Fatale&lt;/i&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img98.imageshack.us/img98/4772/ecranpearlharborqc2.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;Donc l'asiatique...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Devant ce déchaînement de communautés "excusables", l'asiatique ne peut qu'être le représentant de la première communauté à mourir chez nos amis américains. Non las d'en faire assez fréquemment des "méchants" faciles (petits, tortionnaires, vicieux et hiérarques), il semblerait que les producteurs et scénaristes américains prennent un malin plaisir à les faire mourir de l'autre côté du manichéisme. Vous pouvez être sûrs que lorsqu'un commando ou des mercenaires s'aventurent loin de leurs contrées, l'asiatique sera le premier à passer l'arme à gauche. On peut voir là une minorité qui paie le tribut d'une guerre du Viêt-Nam toujours mal digérée par les huiles de la Maison Blanche, ainsi qu'un sentiment de supériorité latent vis-à-vis des asiatiques, séquelle d'une guerre du Pacifique remportée et qui décida de l'avenir mondial en même temps que l'hégémonie américaine... cette même supériorité latente à qui l'on doit Hiroshima, notamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste à savoir si, désormais, avec l'avènement de la Chine, les Etats-unis et son cinéma courberont l'échine et décideront donc de faire mourir... les hispaniques? Ils n'attaqueront pas, Porto Rico?&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: arial;" class="date"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-2322827340611416034?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/2322827340611416034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=2322827340611416034' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/2322827340611416034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/2322827340611416034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2008/05/les-leons-du-professeur-rostac-leon-n3.html' title='Les Leçons du Professeur Rostac : leçon n°3'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-5770967397752999605</id><published>2008-05-23T11:50:00.005+01:00</published><updated>2008-11-12T17:25:27.531Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques et écrits'/><title type='text'>"Black Sheep" de jonathan King</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDahvWlv8cI/AAAAAAAAACY/lRfsJuDNpKM/s1600-h/black-sheep-poster.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDahvWlv8cI/AAAAAAAAACY/lRfsJuDNpKM/s320/black-sheep-poster.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203524254363021762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Deux ans après les veaux irlando-mutants de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Isolation&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, les OGM et le clonage reviennent sur nos écrans du côté de la Nouvelle-Zélande avec le premier film de Jonathan King, où des moutons enragés s'attaquent à un village. De l'humour, du gore : culte, vous avez dit?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le concept premier de Jonathan King était alléchant : récupérer les poncifs et les images d'Epinal de son petit archipel qu'est la Nouvelle-Zélande, et les détourner au profit d'un film de genre. Chose faite, de manière plutôt réussie, en transformant des moutons stupides (pléonasme?) en bêtes assoiffées de sang, le tout dans le cadre bucolique des paysages larges et vallonnés auxquels on s'était fait depuis la trilogie du &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Seigneur des Anneaux&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. Le deuxième concept de Jonathan King était également alléchant : retourner aux sources d'un cinéma de genre désormais quelque peu moribond et réaliste au plus haut degré, pour le plus grand bonheur d'adolescents en manque de sensations fortes. On est loin des franchises Saw ou Hostel, puisque &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Black Sheep&lt;/i&gt; arpente les sillons déjà bien creusés de l'humour allié à l'horreur par les désormais réalisateurs "classiques" que sont Peter Jackson et Sam Raimi. Sauf qu'il n'en est rien, et là est le problème de ce métrage trop vite proclamé "film culte" à tort et à travers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;L'humour est là, certes, les dialogues font mouche et les situations aussi, alors que les effets spéciaux de Weta Workshop et les effusions de sang sont particulièrement efficaces. Le problème est que le film en lui-même n'est pas un film culte, au mieux un film d'horreur de bonne facture, mais qui ne fait pas avancer le schmilblick. On l'a propulsé, via Internet, au rang de film culte à armes égales avec &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Bad Taste&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; et autres &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Evil Dead&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; : mais encore une fois, ce media montre ses limites à la communication et sa propension à développer un mensonger bouche-à-oreille, à qui l'on doit d'ailleurs sûrement la sortie tardive (un an plus tard) de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Black Sheep&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; sur nos écrans. Fait étonnant également, c'est la volonté de la part du réalisateur de faire du "faux cheap". On sent très bien que Monsieur King voulait rendre une copie un peu crasseuse mais pas trop, enrobé d'un peu d'efficacité, rendant ainsi hommage à ses maîtres. Sauf que le budget est là, et l'ambition avec, lorsque l'on voit des plans à la grue notamment. Le réalisateur semble avoir trop vite oublié que des mythes du cinéma gore tels qu'&lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Evil Dead&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; ou &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Bad Taste&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; ont connu des tournages à géométrie variable, espacés sur plusieurs années, et menés à bout de bras par des aficionados partis de rien, amoureux de ce cinéma si particulier. D'autant plus que &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Black Sheep&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; n'est pas un film à référence, comme le voudrait tout bon "film culte" : le pastiche, la reprise fine et feintée font le charme d'un "film culte". Pas une resucée complète... La référence doit être évoquée, légère, estompée, on ne doit pas la sentir arriver avec ses gros sabots. Un mouton qui explose à la roquette, c'est obligatoirement &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Bad Taste&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. Une chute dans un charnier, c'est &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;The Descent&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; ou &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Jeepers Creepers&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. On le sent dès la première seconde dans ce film cachant à peine ses motivations, surfant sur l'air du temps et la nostalgie du film d'horreur et du buddy-movie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il est clair que le seul coupable de ce film, qui aurait pu être une véritable réussite s'il ne s'était pas pris pour ce qu'il n'est pas, est le réalisateur et scénariste Jonathan King. Quand on connaît le parcours du jeune homme, on peut se poser la question de savoir comment il en est arrivé là : ancien directeur artistique du NME local, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Rip It Up&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, puis publicitaire, Jonathan King ne passe pas pour un amoureux du genre, mais plutôt pour un parvenu. On a pu voir par le passé des publicitaires réussir dans le cinéma, avec leur style propre comme Dayton &amp;amp; Farris avec &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Little Miss Sunshine&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, notamment. Mais pour se tailler une réputation dans le cercle fermé du cinéma, rien de plus dangereux que de s'attaquer à un genre ultra codifié et marginal tel que le cinéma d'horreur. Surtout lorsqu'on choisit ces thèmes désormais surannés et faussement contestataires que sont les OGM et le clonage. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Isolation&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; en avait fait un film sans prétention, respectueux et réussi. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Black Sheep&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, lui, a voulu trop bien faire semblerait-il... Rien d'étonnant donc, à voir &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Black Sheep&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; comme une oeuvre particulièrement impersonnelle, quasi produit de consommation dont les attributs surfaciers (l'humour et le sang) ne parviennent pas à masquer le flagrant manque de maîtrise et de respect d'un genre épineux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Black Sheep&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;De Jonathan King&lt;br /&gt;Avec Nathan Meister, Peter Feeney et Tammy Davis&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/7bkG3QEEnDM&amp;amp;hl=en"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/7bkG3QEEnDM&amp;amp;hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="355" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-5770967397752999605?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/5770967397752999605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=5770967397752999605' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/5770967397752999605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/5770967397752999605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2008/05/deux-ans-aprs-les-veaux-irlando-mutants.html' title='&quot;Black Sheep&quot; de jonathan King'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDahvWlv8cI/AAAAAAAAACY/lRfsJuDNpKM/s72-c/black-sheep-poster.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-6953001798863132065</id><published>2008-05-23T11:46:00.002+01:00</published><updated>2008-11-12T17:25:27.969Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques et écrits'/><title type='text'>"Be Kind Rewind" de Michel Gondry</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDagzmlv8bI/AAAAAAAAACQ/XHsY74LirNQ/s1600-h/Be_kind_rewind_post.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDagzmlv8bI/AAAAAAAAACQ/XHsY74LirNQ/s320/Be_kind_rewind_post.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203523227865838002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;On aura beau épiloguer sur le statut de Michel Gondry, il est indéniable qu'il s'agit là, et pardon pour la comparaison résolument scabreuse, d'une sorte de Mc Gyver de l'art et du divertissement, adepte de bric et de brocs terriblement efficaces. Mc Gyver étant américain, il sauvera le monde. Michel Gondry, tout bon français qu'il est, se contentera de réaliser des films de bonne facture. Et c'est le cas avec son nouveau film, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Be Kind, Rewind!&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; (à la traduction française démoralisante et que l'on passera sous silence). Au départ, un concept délirant; au final, une véritable réflexion sur l'objet filmique avec, sur le trajet, quelques embardées approximatives.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;L'histoire, somme toute invraisemblable (mais nous sommes chez Gondry on se permet donc tout), peut en laisser quelques-uns sur le carreau, mais force est de constater qu'il s'agit d'une bonne base de départ à partir de laquelle Gondry s'en donne à coeur joie pour nous démontrer toute l'étendue de ses talents de bricolo-illusioniste du cinéma. Pour faire dans les grandes lignes (le scénario fourmille de bonnes idées), Jack Black devient magnétique à la suite d'une malencontreuse péripétie, et efface toutes les cassettes du vidéo-club dans lequel bosse son pote Mos Def. Au lieu de racheter les VHS, ils décident de re-tourner les films à leur façon, avec leurs souvenirs partiels et la BetaCam de papa. Des "films suédés", ça s'appelle... On ressent là toute l'essence du génie foisonnant de notre si patriote Michel Gondry, amateur de ces petites trouvailles qui rappelle l'époque bénie du pionnier George Méliès, empreinte d'une modernité et d'une cinéphilie sous-jacentes. De même que son passé d'illustre clipeur. Le seul léger problème réside dans le fait qu'en continuant sur cette piste, qui a certes fait sa force, il risque de devenir le filmmaker ludique du début du 21ème siècle americano-divertissant. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;La Science des Rêves&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, son précédent et décevant film, en est la preuve formelle : trop d'effets visuels et plastiques tuent la quintessence du film. "Regardez ce que je sais penser! C'est inventif, non?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Piège dont s'extirpe finalement bien Michel Gondry pour cette fois-ci (mais ce sera la dernière!) malgré des faiblesses de scénario résidant dans une série de faux-départs dramaturgiques, dans le ventre mou du film. Il s'en extirpe, donc, par le biais d'une méthode qui lui donnera sûrement par la suite une hâtive caution "auteur" au pays de Mickey, éculée mais efficace : la réflexion sur son art. Car oui, là est le fin mot de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Be Kind, Rewind!&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Quel perception avons-nous du cinéma, spectateurs lambda qui ne sommes pas rompus aux affres de cet art si périlleux? Souvenirs entremêlés. Nostalgie embrouillée. En proie à l'illusion coutumière du septième art dans lequel on se jette à corps perdu sans jamais se retourner, juste histoire de rêver l'espace de deux heures.Méliès est apparu plus haut, il apparaîtra à nouveau ici, en surimpression comme il aimait tant : l'inventeur des effets spéciaux (toujours d'actualité malgré les rudiments du début du cinématographe) et de l'onirisme au cinéma a tout donné à Michel Gondry, et ce dernier a su le réexploiter dans sa forme la plus contemporaine qui soit. Soit la disparition de notre bonne vieille VHS face au cannibale DVD, une extrapolation en petit format du génocide pelliculaire par le numérique. Les moments bucoliques que l'on accorde à un passé commun avec un film, une cassette rembobinée maintes et maintes fois, filandreuse par trop de lectures; rembobinée parce que sans chapitrage. Ces films que l'on voyait avec des fils gros comme le doigt et des mécaniques vétustes et fumantes, tellement plus charmants que des murs bleus repeints de pixels et de 3D.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Là ou le film réussit à nous embobiner également, c'est par la complémentarité de son duo d'attaque Jack Black-Mos Def et sa faculté à nous faire rire (nous passerons outre les performances de Danny Glover et Mia Farrow, leur réputation n'est plus à faire). Deux gosses qui se chamaillent comme si leur enfance n'avait jamais cessée. Se disputant les rôles à jouer dans leurs films. Le film démarre d'ailleurs véritablement sur une bêtise de gamin (les cassettes effacées) qui dégénère par une cachotterie de gamin (le film "suédé") et s'enfonce dans un amusement mensonger.Jack Black a rangé son costume de post-ado cabotin et rockeur patenté pour laisser la place à une justesse certaine, sûrement due à la parodie de Black l'acteur face à Black le personnage, facétieux et loufoque, diva paranoïaque du New Jersey. Mais la prouesse du film, c'est d'avoir rendu Mos Def crédible, voir... véritable acteur. Oublié, le &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;16 Blocs&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; affligeant avec un Bruce Willis moustachu et ventru : Mos Def est parfait dans le rôle de Mike, enfulte rêveur et gaffeur qui refuse de perdre ses illusions et de ne plus y croire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Un film sur le film. Un hommage au rêve et à l'enfance comme &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Toys&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; a pu l'être à son époque, un film aux accents mélancoliques pour tous les fantasques qui croient (encore) à la magie du cinéma. Ce cinéma à l'ancienne, cet artisanat transformé en art par la puissance de créateurs échevelés et de magiciens forcenés...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Be Kind, Rewind!&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;De Michel Gondry&lt;br /&gt;Avec Mos Def, Jack Black, Danny Glover, Melonie Diaz, Mia Farrow et Sigourney Weaver (en supra guest, rien que pour toi!)&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-6953001798863132065?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/6953001798863132065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=6953001798863132065' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/6953001798863132065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/6953001798863132065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2008/05/be-kind-rewind-de-michel-gondry.html' title='&quot;Be Kind Rewind&quot; de Michel Gondry'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDagzmlv8bI/AAAAAAAAACQ/XHsY74LirNQ/s72-c/Be_kind_rewind_post.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-2331361369520165137</id><published>2008-05-23T11:38:00.005+01:00</published><updated>2008-05-23T11:46:19.738+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Les Leçons du Professeur Rostac : leçon n°2</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; font-family: arial;"&gt;A ne pas confondre : Film Noir et Film Noir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ou plutôt, ne pas confondre "film noir" et "black movie", on aurait trop vite fait de se perdre en chemin. Car il y a bien en France deux mouvements cinématographiques identiquement nommés alors que, paradoxalement, ils ne se ressemblent en aucun point. D'un côté, un courant (certains le considèrent à tort comme un genre) apparu durant les années 40, que l'on appelle désormais de manière hasardeuse "polar", et que le critique Nino Frank crut bon à l'époque de raccrocher à la "série noire" (vague littéraire dont Frédéric Dard faisait notamment partie), d'où son nom de "film noir". De l'autre, un mouvement cinematographico-politique relatant les conditions de la communauté noire américaine. À ne pas confondre, donc! Vous imaginez Humphrey Bogart en train d'embrouiller Peter Lorre parce qu'il lui a marché sur ses Nike Air Force toutes neuves? Ou inversement, Ice Cube embrassant Lauren Bacall dans un noir et blanc charbonneux ? Jamais, ô grand jamais, et ce qui va suivre empêchera ainsi tout amalgame homonymique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style="font-family: arial;" src="http://img166.imageshack.us/img166/7682/damedeshangaiimagebd8.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Le Film Noir&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Arrivé sur les écrans américains en 1941 avec Le Faucon Maltais de John Huston, le "film noir" inaugure une nouvelle manière de concevoir le "film criminel" (&lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Scarface&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, d?Hawks, par exemple) alors très en vogue à l'époque outre-Atlantique. S'appuyant sur les romans naturalistes d'auteurs tels que Raymond Chandler ou Dashielle Hammett, de jeunes (ou moins jeunes) et ambitieux réalisateurs allaient révolutionner un genre moribond et désuet tombé dans les affres du Code Hayes. Une inventivité visuelle et formelle ainsi que des personnages complexes sont les bases d'un des mouvements les plus éculés de nos jours, mais toujours aussi efficace. L'histoire est simple, presque devenue "cliché", et pourtant l'innovation est là : un détective cynique et désabusé, de seconde zone (archétype de l'anti-héros, alors inexistant) est embauché pour une sale besogne dont on lui cache l'entier dessein. Il rencontrera sur son chemin une "femme fatale" manipulatrice, avec cigarette et regard de braise, dont l'avidité les mènera à la chute (la femme est le mal : elle s'assume et s'émancipe, ce qui perturbe la société archaïque américaine d?après-guerre). Les thèmes sont souvent les mêmes : le crime, l'infidélité, la trahison, la jalousie et le fatalisme baignant dans une noirceur résolument pessimiste et jouissive.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les réalisateurs allemands fuyant le nazisme (Lang, Preminger), ainsi que l'arrivée du néo-réalisme italien, apportèrent une fraîcheur "européenne" insoupçonnable à la lourde et pompeuse mise en scène américaine de l'âge d'or. Les éclairages expressionnistes - paroxysme de l'utilisation intensive du noir et blanc - ainsi que l'avènement de la voix-off, de la caméra subjective et des tournages en décors naturels, tous ces éléments insufflèrent une évolution esthétique indéniable et salvatrice à Hollywood. Évolution et innovation que l'on doit également à cette nouvelle garde hollywoodienne à qui l'on a permis, sous couvert d'une appellation et d'un budget "série B", de faire ses classes avec brio : John Huston donc, mais également Billy Wilder, Nicholas Ray ou encore Vicente Minelli, pour ne citer qu'eux. La vague dura environ vingt ans, jusqu'à &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;La Soif du Mal&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; d?Orson Welles en 1958, considéré comme le dernier film noir classique. Classique, car par la suite, ce mouvement donna des séquelles relativement réussies, voire géniales pour certaines. On peut nommer pêle-mêle &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Chinatown&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Roman Polanski, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Blade Runner&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Ridley Scott, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Sang Pour Sang&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; des Frères Coen, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Reservoir Dogs&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Quentin Tarantino ou encore &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;LA Confidential&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Taylor Hackford (lui-même adapté d'un roman de James Ellroy, rattaché au néo-roman noir) : tant de films qui malgré toute leur bonne foi et leur maîtrise, n'apparaissent injustement que comme des reprises du style "film noir".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b style="font-family: arial;"&gt;La filmothèque idéale&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1941 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Le Faucon Maltais&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de John Huston&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1944 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Laura&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; d'Otto Preminger&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1946 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Le Grand Sommeil&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Howard Hawks&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1946 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Gilda&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Charles Vidor&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1947 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Les Passagers de la Nuit&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Demler Daves (invention de la caméra subjective!)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1948 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;La Dame de Shangaï&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Orson Welles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1950 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Quand la Ville Dort&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de John Huston&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1955 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;La Nuit du Chasseur&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Charles Laughton&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1958 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Sueurs Froides (Vertigo)&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Alfred Hitchcock&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1958 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;La Soif du Mal&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Orson Welles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;hr style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style="font-family: arial;" src="http://img295.imageshack.us/img295/1940/dtrtimageey1.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Le Black Movie&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Beaucoup moins important historiquement que son parent classique précédemment évoqué, le "black movie" possède néanmoins une énorme force persuasive qu?il doit à son aspect polémique. Une force qui empêcha ce mouvement, apparu dans les années 80, de disparaître comme beaucoup de choses durant cette période artistico-funeste. On doit aussi sans doute cette résistance au fait que ses réalisateurs sont pour beaucoup toujours en activité. Empruntant le sillon de la contestation raciale et de la revendication afro-américaine déjà bien arpenté par ses prédécesseurs (les Black Panthers, ou plus cinématographiquement, la "blaxploitation"), le "black movie" fait état de la violence ordinaire des quartiers noirs des grandes villes américaines, tels que Harlem ou South Central. Quand la "blaxploitation" relate les exploits de détectives intègres et libres au milieu de putes, de gangsters, malfrats et autres flics corrompus sur fond de musique soul/funk, le "black movie" évoque lui le quotidien pesant, où le racisme et la révolution sont latents, sur des rythmes rap alors encore tous jeunes. A contrario d'une violence, terriblement crue, dont il est fait état dans quasiment tous les films de ce mouvement, mais néanmoins étrangement assumée. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La capacité visuelle à se renouveler et à créer une identité propre n'est pas forcément au rendez-vous; elle suit les canons esthétiques de l'époque avec un montage clipé et l'usage fréquent des ralentis pour intensifier la dramaturgie du film. Certes, mais le mouvement cinématographique prévaut surtout pour ses vertus politiques et sa capacité à dénoncer, à choquer. À la limite de l'irrévérence parfois, comme dans le film de Spike Lee &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Do the Right Thing&lt;/i&gt; (1989) où le "right thing to do" est de brûler une pizzeria dans laquelle on est gracieusement embauché durant une émeute raciale; ou à la limite d'une pseudo-pédagogie maladroite à l'usage des peuplades qui vivent hors des quartiers mal fréquentés, comme dans le film &lt;i style="font-family: arial;"&gt;Menace II Society&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; des Frères Hugues (1992). Malgré l'activité de ses réalisateurs phares, le mouvement s'essouffle au milieu des années 90, par manque de pertinence, une rage en chute libre et surtout par la faute d?Hollywood, qui fait les yeux doux aux jeunes talents bruts du "black movie". Néanmoins, on observe de temps à autre un énième chant du cygne qui tend à nous faire croire que cette vague ne s'est pas écrasée sur le rocher hollywoodien, comme avec par exemple le film &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;She Hate Me&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; en 2004. Reflet d'une époque, vous avez dit?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b style="font-family: arial;"&gt;La filmothèque idéale&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1986 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;She's Gonna Have It&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Spike Lee&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1989 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Do the Right Thing&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Spike Lee&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1991 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Jungle Fever&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Spike Lee&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1991 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Boyz 'n the Hood&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de John Singleton&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1992 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Menace II Society&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; des Frères Hugues&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1993 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Poetic Justice&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de John Singleton&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1996 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Génération Sacrifiée&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; des Frères Hugues&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 2004 : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;She Hate Me&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Spike Lee&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-2331361369520165137?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/2331361369520165137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=2331361369520165137' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/2331361369520165137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/2331361369520165137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2008/05/les-leons-du-professeur-rostac-leon-n2.html' title='Les Leçons du Professeur Rostac : leçon n°2'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-503206173184347187</id><published>2008-05-23T11:26:00.004+01:00</published><updated>2008-11-12T17:25:28.762Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques et écrits'/><title type='text'>"John Rambo" de Sylvester Stallone + "Taken" de Pierre Morel</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDadDGlv8XI/AAAAAAAAABw/AflskiNzPXE/s1600-h/John+Rambo.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDadDGlv8XI/AAAAAAAAABw/AflskiNzPXE/s320/John+Rambo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203519096107299186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDadDWlv8YI/AAAAAAAAAB4/1bHNSEbwO5c/s1600-h/taken.PNG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDadDWlv8YI/AAAAAAAAAB4/1bHNSEbwO5c/s320/taken.PNG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203519100402266498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca burne sec dans les rangs de l'entertainment et dans les salles obscures françaises en ce début d'année. Les papys sortent de leur retraite et cassent du méchant pas beau (étranger, de préférence) dans tous les sens. Que ce soit notre étalon italien préféré ou le papa qu'on aurait tous voulu avoir, Liam "Michael Collins" Neeson. &lt;/span&gt;&lt;i face="arial"&gt;John Rambo&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; contre &lt;/span&gt;&lt;i face="arial"&gt;Taken&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, Mathieu Rostac tire dans le tas et compte les morts.&lt;/span&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;John Rambo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Après un come-back relativement réussi avec &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Rocky Balboa&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, Sly rempile pour un autre rôle qui a forgé sa stature hollywoodo-testostéronée, celui de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;John Rambo&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. Pour le plus grand bonheur des aficionados du cinéma d'action et pour le plus grand vomi des âmes sensibles...&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-family:arial;"&gt; Rambo s'est rangé des jeeps et coule paisiblement ses jours de retraité à la frontière thaïlandaise en capturant des serpents, alors qu'une guerre civile déchire la Birmanie voisine.&lt;br /&gt;C'est dans ce contexte tendu qu'une bande de cons utopistes qu'on appellera "convoi humanitaire américain" décide d'aider les pauvres birmans décimés par milliers. Dans une extraordinaire facilité de scénario, le convoi se fait capturer et Rambo part les sauver, accompagné d'une bande de mercenaires meltin'pot comme on les aime Outre-Atlantique. Attention, ce film est d'une violence inouïe, rarement égalée dans le cinéma mondial. Le suggéré, très peu pour ce film on l'on peut voir des prêtres américains exploser littéralement à coup de mortier, ou des enfants tués sauvagement à la baïonnette en gros, voire très gros plan. Stallone tue l'équivalent d'un Stade de France plein à craquer à lui tout seul. Et tout cela dans une mise en scène frôlant l'attentat filmique. Loin d'être mauvaise en soi, mais qui se rapproche plus de celle d'un épisode de The Shield (dans l'air du temps) que des précédents Rambo.&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-family:arial;"&gt; Efficacité garantie donc.&lt;br /&gt;Là où le film de pure action garde de sa consistance également, c'est que contrairement aux autres suites du très bon Rambo initial, ce quatrième tome exploite le filon original du personnage perdu, traumatisé par la guerre. Il s'est installé en Thaïlande par défaut, là où personne ne l'ennuierait. Il sait qu'il a la guerre dans le sang, qu'il ne sait rien faire d'autre, mais pour autant, il a toujours du mal à l'accepter. Comme si la violence graphique du film justifiait les actes cathartiques de ce soldat refoulé. Indéniablement, l'un des plus grands "freak" que le cinéma d'action ait connu.&lt;/span&gt;    &lt;i style="font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John Rambo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;De Sylvester Stallone&lt;br /&gt;Sortie le 6 février 2008&lt;br /&gt;avec Sylvester Stallone, Julie Benz(Benz, Benz!), Paul Schulze et Matthew Marsden&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;      &lt;hr style="font-family: arial;"&gt;    &lt;b style="font-family: arial;"&gt;Taken&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Une production Europacorp reste une production Europacorp, il ne faut pas trop en demander. Encore plus si cette production est scénarisée par le nabab du cinéma français, Luc Besson.&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-family:arial;"&gt; Il n'en demeure pas moins que ce film reste un produit efficace, sans nul doute l'un des meilleurs films qu'aient pu produire Dr Luc &amp;amp; Mr Besson, même si comme toujours, le clou n'est enfoncé qu'à moitié. Brian Miles, homme au passé obscur, vient d'emménager à Los Angeles pour se rapprocher de sa fille. Et comme un papa, aussi prévoyant soit-il, ne peut rien refuser à sa fille, il accepte de la laisser partir en France. Les voyages forment la jeunesse. Sauf qu'une fois arrivée à Paris, la gentille petite fille est enlevée par des méchants immigrés slaves. Papa se vengera, parce que Papa aime sa fille et se trouve être un ancien chevronné de la CIA.&lt;br /&gt;On peut avoir peur lorsqu'on lit ce pitch plus que subjectif, mais il se trouve que finalement, ce film reste un bon moment à passer si l'on veut voir du nez pété et de la clé de bras. Liam Neeson, étonnant dans ce rôle quasi-vigilante, sait où il veut en venir et surtout où il va. Pas d'erreurs, pas de déchets, pas le temps pour ça. Beaucoup de sales gueules, méchamment orientales : albanais, arabes et même suisses (des méchants suisses, c'est possible?). Cerise sur le gâteau, il y a un même un cheick!&lt;br /&gt;Beaucoup de manchettes, de têtes éclatées contre tout objet un tant soit dur, beaucoup d'étonnants clichés français : des monuments, des baguettes de pain, des policiers mous du genou ou corrompus, des Jean-Claude et des Jean-Luc...&lt;br /&gt;Ca mouche rouge et ça n'a pas d'autre prétention.&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-family:arial;"&gt; Au-delà d'être trop critique avec ce film, il faut avouer que l'on passe un bon moment sur son siège moletonné, si tant est que l'on accepte la caméra branlante et le montage vomitif. On déplorera juste que, comme dans beaucoup de productions d'action Europacorp, ça manque cruellement de violence assumée. Comme pour &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Danny the Dog&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, on a de la violence, de l'action pure et dure, mais il manque cette volonté de montrer du sang, de la chique et du molard qui aurait pu faire basculer ce film dans le panthéon des films de vigilante respectables. Et Dieu sait qu'ils sont rares...&lt;br /&gt;Néanmoins, on peut affirmer que l'on tient là le "bon" film Europacorp des cinq prochaines années, même si on est encore très loin des exceptions &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Trois Enterrements&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Haute Tension&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. Alors si vous voyez écrit Luc Besson sur l'affiche, n'y allez pas : Liam Neeson a déjà fait le job...&lt;/span&gt;    &lt;i style="font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Taken&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;De Pierre Morel&lt;br /&gt;Sortie le 27 février 2008&lt;br /&gt;avec Liam Neeson, Leland Orser, Xander Berkeley et un trio de femmes qui ne servent à rien : Famke Janssen, Maggie Grace et Holly Valance&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-503206173184347187?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/503206173184347187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=503206173184347187' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/503206173184347187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/503206173184347187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2008/05/john-rambo-de-sylvester-stallone-taken.html' title='&quot;John Rambo&quot; de Sylvester Stallone + &quot;Taken&quot; de Pierre Morel'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDadDGlv8XI/AAAAAAAAABw/AflskiNzPXE/s72-c/John+Rambo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-5931377329725454916</id><published>2008-05-23T11:18:00.003+01:00</published><updated>2008-11-12T17:25:29.535Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques et écrits'/><title type='text'>"No Country for Old Men" des Frères Coen + "There Will Be Blood" de Paul Thomas Anderson</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaaymlv8VI/AAAAAAAAABg/QXrWmayMskc/s1600-h/NCFOM.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaaymlv8VI/AAAAAAAAABg/QXrWmayMskc/s320/NCFOM.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203516613616202066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaay2lv8WI/AAAAAAAAABo/GnDcXtgv22c/s1600-h/twbb.JPG"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaay2lv8WI/AAAAAAAAABo/GnDcXtgv22c/s320/twbb.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203516617911169378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'on tourne en rond (ou autour de Marion Cotillard) du côté de Paris et des studios français, ces deux films américains sont arrivés sur nos écrans en ce début d'année, en même temps qu'ils raflaient les récompenses majeures aux Oscars. Un retour aux sources, littérales ou symboliques, du cinéma et de la société américaine: les Coen reviennent à une certaine noirceur agrémentée de grands espaces, Anderson (Paul Thomas, pas Wes) rentre en plein dans une Amérique encore jeune et sauvage. Une mise en pièce en bonne et dûe forme du rêve américain et de sa séquelle, l'american way of life.&lt;/span&gt;    &lt;b style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No Country for Old Men&lt;/b&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, les Coen ont raison dans ce film où ils démontent le mythe du cowboy et du western, tombé en désuétude et ampli de mélancolie. Personnifié par un Tommy Lee Jones en shériff proche de la retraite, philosophe bucolique et vieillissant d'empirisme, ce film montre la réadaptation d'un Far West mythique dans une société industrialisée et inégale. Les pickups ont remplacé les chevaux, les valeureux méchants sont devenus de vils trafiquants de drogue mexicains, les cowboys des flics désabusés ou des paysans paumés. Paysan paumé, notre héros (Josh Brolin) l'est : en récupérant maladroitement une malette pleine de billet, il ouvre la boîte de Pandore. Se lance alors à ses trousses un tueur massif et psychotique (Javier Bardem, Oscar amplemment mérité!) qui remet entre les mains du hasard les vies qui croisent son chemin. Ange exterminateur armé d'une seule bouteille de gaz et d'une pièce, apocalyptique et aérien. &lt;/span&gt;   &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;No Country for Old Men est également pour les Frères Coen un véritable retour aux sources, salvateur et nostalgique. Joel et Ethan reprennent tout ce qui a fait leur force : un antagonisme malsain mais terriblement efficace, un dualisme d'humour (le personnage bonhomme de Bardem et sa coupe de Mireille Mathieu, Harrelson en bouseux texan stupide) et de noirceur qui rappellent sans aucun doute leurs meilleurs films, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Blood Simple&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; ou &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Fargo&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. Qui rappellent également leur amour déclaré aux films de grands espaces, de John Ford et ses décors texans d'une rare majestuosité, aux personnages en proie à l'errance avec ses motels de fortune et ses fragiles éclairages de néons bleutés dans ces nuits ocres et suintantes. On ne peut pas ne pas penser au &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Paris Texas&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; de Wenders, et il y a du Harry Dean Stanton chez Josh Brolin lorsque l'on voit le personnage principal espérant l'ailleurs au fond d'une chambre sordide, dans l'attente d'une éventuelle sentence finale. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;No Country for Old Men&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; est comme une farce nihiliste où la liberté, principe fondateur de la société américaine des pionniers et de maintenant, ne se fait pas sans une certaine violence, dans un pays où le culte des armes à feux n'a jamais été aussi grand. Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme. Ce même vieil homme qui se rappelle qu'à leurs débuts, il ne portait pas d'arme à la ceinture pour régler les conflits...&lt;/span&gt;      &lt;b style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No Country for Old Men&lt;/b&gt;  &lt;i style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;Des Frères Coen, avec Josh Brolin, Javier Bardem, Tommy Lee Jones, Woody Harrelson et Kelly Mc Donald&lt;br /&gt;Sortie le 23 janvier 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;    &lt;hr style="font-family: arial;"&gt;    &lt;b style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;There Will Be Blood&lt;/b&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Amérique des pionniers vu par le meilleur réalisateur / chroniqueur / film-choraliste de la société américaine contemporaine, digne successeur de Robert Altman, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;There Will Be Blood&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; donne à voir l'une des meilleurs oeuvres que la décennie filmique agonisante des années 2000 ait connu. Il était temps, on commençait à s'impatienter. Autant que l'on se résignait à voir Daniel Day-Lewis récompensé d'un seul et minuscule Oscar durant toute son immense carrière. Désormais, l'ordre est rétabli après un bon gros coup de pompe dans la fourmillière. On peut remettre les compteurs à zéro...&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;Daniel Plainview débarque à Little Boston en Californie, où l'on dit qu'un océan de pétrole coulerait dans les entrailles de la terre, dans l'espoir de faire fortune, accompagné de son fils H.W. Cette terre si grise et aride, où se sont égarées des âmes en peine jadis éprises de liberté. Cette terre où seuls les patates poussent, et qui saigne d'un or si noir. Là est tout le paradoxe du film &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;There Will Be Blood&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, où des masses insensées de gens vinrent se perdre dans un territoire hostile (les cadrages de la Californie sont d'une intensité rare, accentués par la musique experimentale du musicien de Radiohead), et s'échinèrent à trouver une richesse trop rare que seuls peu de gens eurent le droit d'exploiter. Comme le personnage de Plainview, campé par un Day-Lewis hors norme, encore plus effrayant que son précédent Bill le Boucher, magistral en misanthrope que le profit a rendu paranoïaque. Un véritable magnat du pétrole nourrie d'une obsession de la richesse et du contrôle qui n'est pas sans rappeller le personnage de Charles Kane, toute grandiloquence gardée, jusqu'à une scène finale d'anthologie. Par ce personnage irrascible et ambigü, et en choisissant le thème du pétrole et non pas de l'or, Anderson nous livre un portrait du mythe des pionniers américains des plus vérolés tout en inscrivant son oeuvre dans une indéniable contemporalité. On est forcés de penser à une parabole de l'Amérique capitaliste, obnubilée par la nécessité pétrolière, obstruée par un manque qui coûte cher, résultat d'une mégalomanie industrialo-financière. &lt;/span&gt;   &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;Aussi, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;There Will Be Blood&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; démonte méticuleusement les bases d'une société dont le modèle ne cesse de s'ébranler. La ville de Little Boston (Boston, ville des premiers immigrés européens, est ici évoquée) voient des familles défaites s'en remettre à un dieu perverti ou à un travail des plus harrassants. Le personnage d'Eli Sunday (Paul Dano, génialissime), dont la famille est aussi pauvre que calamiteuse, nous renvoit aux premiers évangélistes et fanatiques, conscients du pouvoir d'une religion sur la masse inculte. D'autant que le personnage de Plainview, hérétique à souhait, fait imploser les thèmes sacrés de la famille et la religion. Athé et parvenu jusqu'au bout des ongles, dans la plus frissonnante (et paradoxalement la plus bouffone) scène du film, il feint de s'en remettre à Dieu pour finalement obtenir la signature d'un des fervents de l'église d'Eli, après avoir été humilié par ce dernier. Et comme il n'est pas du genre à faire les choses à moitié, et dans tout son dégoût pour la race humaine, il détruit toute once de famille qui s'offre à lui : fils renié, frère faussé...&lt;br /&gt;Dans &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;There Will Be Blood&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, les derricks sont en bois, mais ils sont là. Vestiges d'un règne omnipotent et mégalomaniaque déchu...&lt;/span&gt;      &lt;b style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;There Will Be Blood&lt;/b&gt;  &lt;i style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;De Paul Thomas Anderson, avec Daniel Day-Lewis, Paul Dano, Kevin J. O'Connor et Ciaran Hinds&lt;br /&gt;Sortie le 27 février 2008&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-5931377329725454916?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/5931377329725454916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=5931377329725454916' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/5931377329725454916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/5931377329725454916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2008/05/alors-quon-tourne-en-rond-ou-autour-de.html' title='&quot;No Country for Old Men&quot; des Frères Coen + &quot;There Will Be Blood&quot; de Paul Thomas Anderson'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaaymlv8VI/AAAAAAAAABg/QXrWmayMskc/s72-c/NCFOM.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-1492082753741223448</id><published>2008-05-23T11:11:00.003+01:00</published><updated>2008-05-23T11:34:55.552+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Liste des Cadeaux "fin du monde"</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: arial;" class="acarticle"&gt;A l'occasion des fêtes de fin d'année, 33 Tours prépare un dossier "cadeaux" où chaque chroniqueur choisit un thème pour tous ses cadeaux proposés : pour moi, il s'agissait de la fin du monde. Etonnamment...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette période de guerres incessantes, de catastrophes climatiques et autres épidémies, cette joyeuse fête ancestrale qu'est Noël a bien triste mine. D'autant que de fumeux théoriciens crient à qui veut l'entendre que la fin du monde est proche, et que nous devons prier pour notre salut. Alors pourquoi ne pas jeter un oeil sur les idées cadeaux "spécial fin du monde" de Matthieu Rostac? &lt;/div&gt;    &lt;div style="font-family: arial;" class="date"&gt; &lt;/div&gt;           &lt;a style="color: rgb(107, 12, 12); font-family: arial;" href="http://www.trentetroistours.com/dossier.php?id=61&amp;amp;dos=10"&gt;&lt;img src="http://img207.imageshack.us/img207/1560/terregmgr5.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Après les alertes relativement scabreuses de la fin du siècle passé (tempête de décembre et station Mir en 1999, bug de l'an 2000), il semblerait que les différentes instances religieuses et scientifiques se soient mises d'accord en ce qui concerne la fin du monde. D'après la Kabbale, plusieurs imams et certains fatalistes chercheurs, la fin du monde devrait se situer entre le 21 décembre 2012 et le 10 avril 2014. Autrement dit, aucun espoir de voir Alain Juppé président de la République plus de 6 mois, ou encore Paris ville olympique. On va tous crever ou, pour les plus optimistes d'entre nous, tenter de survivre. C'est pourquoi nous vous proposons une sélection de cadeaux de Noël qui, enfin, fait honneur à l'adage "joindre l'utile à l'agréable". Etant donné que cette fameuse fin du monde n'est pas si proche, nous vous proposons des produits qui vous permettront de vous faire à l'idée sans trop d'angoisse et de panique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style="font-family: arial;" src="http://img264.imageshack.us/img264/7972/armageddon003ot0.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Cinéma&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Une sélection de DVD, de préférence films-catastrophe et de mauvaise facture : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Deep Impact, Armageddon, Waterworld, Independance Day&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, entre autres... Surtout, n'oubliez pas de couper ces DVD à environ un quart d'heure (voire une demi-heure, pour les plus longs) de la fin du film, afin de ne pas se faire à l'idée que l'Homme puisse sauver la planète. Ensuite, vous pouvez investir dans des films, toujours catastrophe, mais réussis: &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Sunshine, Les Fils de l'Homme&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; ou encore &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Mad Max&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;. L'effet sera le même si vous coupez le film comme indiqué plus haut, hormis une propension à un américanisme légumaire beaucoup moins prononcée. Pour (en) finir, nous vous proposons &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Les Chansons d'Amour&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Christophe Honoré, parce qu'après un quart d'heure de film, vous en viendrez à la conclusion que la fin du monde ferait mieux d'arriver promptement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i style="font-family: arial;"&gt;Deep Impact - Mimi Leder / 17 euros&lt;br /&gt;Armageddon - Michael Bay / 17,23 euros&lt;br /&gt;Waterworld - Kevin Reynolds / 13,26 euros&lt;br /&gt;Independance Day - Roland Emmerich / 13,26 euros&lt;br /&gt;Sunshine - Danny Boyle / 19,99 euros&lt;br /&gt;Les Fils de l'Homme - Alfonso Cuaron / 12,99 euros&lt;br /&gt;Mad Max - Philip Noyce / 20 euros&lt;br /&gt;Les Chansons d'Amour - Christophe Honoré / 19,99 euros&lt;br /&gt;(www.fnac.com)&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;hr style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style="font-family: arial;" src="http://img101.imageshack.us/img101/7241/e516225b9da043ea7167011hp1.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Disques&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'album éponyme des Doors, avec la bien-nommée chanson &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;The End&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; qu'il sera de bon goût d'écouter en boucle, ainsi que le disque &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Radioactivity&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Kraftwerk qui nous confrontera dans un premier temps à une inéluctable période nucléaire, pour laisser ensuite place à un long et difficile règne des machines avec l'album &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Man Machine&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; du même groupe. Nous vous proposons aussi le nouveau déchet (radioactif?) de Chris Stills (maître es fin du monde puisque fils de Véronique Sanson), sobrement intitulé &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Chris Stills&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, dans lequel vous apprécierez sûrement le titre &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: arial;" href="http://musique.ados.fr/Chris-Stills/videos/7-chris-stills-la-fin-du-monde.html"&gt;La Fin du Monde&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i style="font-family: arial;"&gt;The Doors - The Doors / 14,64 euros&lt;br /&gt;Kraftwerk - Radioactivity / 21,65 euros&lt;br /&gt;Chris Stills - Chris Stills / 17, 99 euros&lt;br /&gt;(www.fnac.com)&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;hr style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style="font-family: arial;" src="http://img177.imageshack.us/img177/7886/988839tm7.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Livres&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i style="font-family: arial;"&gt;Le Fil d'Ariane / Laisse-toi Guider!&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; du grand prophète (et non moins couturier) Paco Rabanne qui, après sa bévue du 11 août 1999, a décidé de ne plus interpréter les prophéties, mais plutôt de s'en remettre aux signes, aux premières impressions, aux rites, qui comme tout le monde le sait, sont bien plus fiables. Cet ouvrage est donc un recueil de bonnes idées pour nous apprendre à vivre avec le destin. Il fourmille d'anecdotes croustillantes, parmi lesquelles Paco admet avoir renconté trois fois Dieu: au foot, dans un taxi et dans sa voiture. Une "réflexion" aussi apocalyptique dans le fond que dans l'écriture, édité chez Michel Lafon et trouvable dans les grandes librairies aux rayons "Spiritualité et Religion". Quel humour, ces libraires...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;i style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;Le Fil d'Ariane(Laisse-toi Guider!) - Paco Rabanne / 18,05 euros&lt;br /&gt;(www.fnac.com)&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;hr style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style="font-family: arial;" src="http://img162.imageshack.us/img162/7369/file0003petitgn8.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Goodies&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; N'hésitez pas à afficher votre fan attitude de la fin du monde grâce à différents attributs du meilleur goût. Deux idées cadeaux bigrement efficaces: un poster (le plus grand serait le mieux) représentant des champignons nucléaires en tout genre. Pour ceux qui apprécient l'Orient, les villes dévastées d'Hiroshima et Nagasaki habilleront à merveille la porte de vos toilettes, alors que les sets de table "Mururoa" raviront tous vos invités qui se remèmoreront non sans nostalgie leurs vacances en Polynésie Française. Nous vous suggérons également une gamme de t-shirts &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;"Biohazard"&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; en différentes couleurs. Vous pouvez également customiser votre t-shirt ou autre vêtement avec des transferts choisis avec goût par vos soins.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i style="font-family: arial;"&gt;Poster Champignon sur Hiroshima (61x46cm) / 44,50 euros (www.postershop.fr)&lt;br /&gt;Lot de 2 set de table personnalisés Mururoa(30x42cm) / à partir de 11,90 euros (www.picsmile.com)&lt;br /&gt;T-Shirt Biohazard / 24,90 euros (www.spreadshirt.net)&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;hr style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style="font-family: arial;" src="http://img155.imageshack.us/img155/5936/scientologie14a242iq2.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Abonnement&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Enfin, si vous êtes toujours réticent au fait qu'une météorite risque de vous tomber sur le coin de la gueule, un dernier cadeau finira par vous convaincre. Il s'agit en effet d'une carte d'abonnement (ou fidélité) au concept de dianétique si cher à Ron Hubbard, le tant apprécié créateur de la plus réputée "philosophie appliquée à la religion": la Scientologie. Tout est gratuit, on vous propose même des tests de personnalités élaborés, sans verser la moindre aubole. Partant du principe que seuls les être le plus élevés seront sauvés par des extraterrestres juste avant la fin du monde, vous feriez mieux d'investir dans un tel présent afin de mettre toutes vos billes dans le même sac: les huit paliers d'élévation se gravissent sur le long terme, comme au Judo avec les ceintures.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;i style="font-family: arial;"&gt;Carte d'adhésion à la Scientologie (Rue de Cheverus - Bordeaux) / supposée gratuite&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Si vous avez désormais totalement assimilé le fait que vous allez périr en même temps que notre bonne vieille Humanité (pas le journal, lui est déjà mort depuis longtemps), cette rubrique est fait pour vous puisqu'elle vous permettra de "concrétiser" vos attentes face à la fin du monde. Et ce, grâce à de superbes idées cadeaux, bien sûr...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style="font-family: arial;" src="http://img222.imageshack.us/img222/1050/el350ektasmallth7.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Loisirs créatifs&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Pour mieux survivre (le cas échéant) à une météorite, nous avons LE cadeau qu'il vous faut : "la panoplie du petit maçon", afin de construire vous-même le bunker de vos rêves. Terriblement réaliste, cet assortiment de produits issus du BTP ravira les plus bricoleurs d'entre nous. Idéal pour vous habituer à vos futures tâches ingrâtes et post-apocalyptiques, telles que parcourir des milliers de kilomètres à la recherche d'une âme qui vive ou encore reconstruire une civilisation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i style="font-family: arial;"&gt;Bétonnière B165 électrique mono / 230 euros&lt;br /&gt;Sac de mortier x1 /11 euros&lt;br /&gt;Taloche (13x20cm) x1 / 13,85 euros&lt;br /&gt;Truelle x1 / 5,84 euros&lt;br /&gt;Parpaing (50x20x20cm) x1 / 0,96 euros&lt;br /&gt;Laine de verre / 18 euros le m²&lt;br /&gt;(www.btpmat.fr)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;hr style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style="font-family: arial;" src="http://img222.imageshack.us/img222/4195/caddiebearnaises7.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Gastronomie&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Qui dit fin du monde dit vivres, afin de mieux survivre à l'inérieur du bunker et éviter un anthropophagisme des plus tentants. C'est pourquoi nous vous proposons notre somptueux panier garni, essentiellement rempli de mets certes peu raffinés, mais diablement résistants aux assauts du temps. Vous y trouverez donc des filets entiers de patates (comment on les fait cuire? on ne sais pas, mais ça se garde bien), du vin (pour les jours de disette), du coca-cola (pour les enfants, s'il en reste), toutes sortes de salaisons (jambon en filet, saucisson sec...) et autres conserves ou bocaux (à choisir dans la limite des stocks disponibles). Nul besoin par la suite de sortir de votre bunker pour chasser le bison radioactif ou faire la cueillette aux champignons (nucléaires). A observer le contenu du panier garni, nous pouvons en déduire que notre régionaliste et gironde Maité avait déjà tout compris à la fin du monde...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i style="font-family: arial;"&gt;Panier garni "Caddie Béarnais" x1 / environ 45,05 euros (www.panier-plaisir.com)&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;hr style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style="font-family: arial;" src="http://img204.imageshack.us/img204/760/sitemasqueagazrayonsxdsme1.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Geek&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Afin de mieux circuler au beau milieu de vastes étendues lunaires et paradoxalement chaleureuses (autrement dit l'immense jardin qui entourera votre bunker), nous vous proposerons le fleuron de la technologie. Deux petits bijoux incontournables, encore mieux que l'I-Phone : le compteur Jaeger et son masque à gaz. Leurs designs rappelleront aux amateurs d'art les meilleurs gravures d'Otto Dix, alors que leurs fonctionnalités multiples en étonneront plus d'un. Sans aucun doute, ses deux produits novateurs vous permettront de briller au sein de soirées mondaines organisées par vos amis survivants irradiés. Vous n'hésiterez ainsi plus à clamer: "avec le compteur Jaeger, je gère"!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;i style="font-family: arial;"&gt;Compteur Jaeger / environ 15 euros (www.ebay.fr)&lt;br /&gt;Masque à gaz / 161,46 euros (www.jr-international.fr)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;hr style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style="font-family: arial;" src="http://img516.imageshack.us/img516/7531/532937345hublotdehlereq8.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Nautisme&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Au-delà d'une radioactivité future et plus que probable, on peut toujours se fier à une irréductible peur collective, née dans les années 2000, qui amènerait en soi la fin du monde : le réchauffement climatique. Et qui dit réchauffement climatique dit montée phénomènale des eaux mondiales, pour le plus grand boheur d'Al Gore. C'est pourquoi, après avoir visionné plus de quarante fois les trois-quarts du film &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Waterworld&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, nous vous proposons une superbe idée cadeau, quoique quelque peu onéreuse. L'essence devenue désuette dans le futur, nul besoin d'investir dans un bateau à moteur... Pourquoi ne pas essayer le voilier?! A vous les larges contrées bleues et les meurtrières lames de fond.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i style="font-family: arial;"&gt;Voilier Dehler 47 (14,33m) / 229 000 euros (www.boats.com)&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;hr style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style="font-family: arial;" src="http://img530.imageshack.us/img530/7752/afg6402sc3.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Electroménager&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Enfin, pour les plus scientifiques d'entre nous, persuadés de l'arrivée imminente d'une nouvelle Humanité (pas le journal, j'ai dit!) qui sera bien sûr plus en avance que nous en physique et chimie, nous vous suggérons d'opter pour un superbe congélateur. Pour vous et votre famille (bébés s'abstenir, suite à des plaintes récentes en la matière), un congélateur 6 places vous permettra d'espérer qu'un jour, peut-être, des scientifiques avertis sauront manipuler la cryongénie avec brio et minutie et ainsi vous donner une deuxième chance/vie que vous commencerez cette fois-ci à 112 ans. Pour vous persuader du bien fondé de cette nouvelle science, n'hésitez pas à regarder &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Demolition Man&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;. Afin de rêver à de meilleurs lendemains...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i style="font-family: arial;"&gt;Congélateur AFG 6512 B, 503 litres de marque Whirlpool (89x163x66cm) / entre 660 et 710 euros&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; En espérant avoir fait des heureux grâce à cette sélection de cadeaux tous plus originaux les uns que les autres, nous vous souhaitons Mesdames et Messieurs, de très bonnes fêtes de fin d'année (ou du monde).&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-1492082753741223448?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/1492082753741223448/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=1492082753741223448' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/1492082753741223448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/1492082753741223448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2008/05/liste-des-cadeaux-fin-du-monde.html' title='Liste des Cadeaux &quot;fin du monde&quot;'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-6606960817544691281</id><published>2008-05-23T11:03:00.005+01:00</published><updated>2008-11-12T17:25:29.927Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Les Leçons du Professeur Rostac : leçon n°1</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaXcGlv8UI/AAAAAAAAABY/IadlIRGFt5c/s1600-h/Barbus.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaXcGlv8UI/AAAAAAAAABY/IadlIRGFt5c/s320/Barbus.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203512928534262082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: arial;" class="acarticle"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que le cinéma ne devrait jamais être cette bouse infâme vouée au culte de l'entertainment ou un alter-ego engoncé dans les méandres d'un élitisme lénifiant, nous vous proposons désormais avec cette nouvelle rubrique de le découvrir différement. Vous pourrez ainsi briller en société sans aucun souci. Et puis, un peu d'humour, même le plus mauvais, n'a jamais fait de mal à personne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div style="font-family: arial;" class="date"&gt; &lt;/div&gt;        &lt;div style="font-family: arial;" class="txtarticle"&gt;   &lt;b&gt;Leçon N°1 : le Nouveau Cinéma Hollywoodien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Afin de commencer doucement, mais sûrement, pourquoi ne pas s'attaquer à un mouvement aussi efficace qu'important dans le cinéma "moderne"? Car c'est grâce à nos sujets d'aujourd'hui que le cinéma contemporain est en partie ce qu'il est. Nous parlerons donc du "Nouveau Cinéma Hollywoodien", qui a vu émerger l'une des plus grande générations de cinéastes de tous les temps, dont la plupart sont toujours en activité. Autrement dit, la période qui s'est étalonné durant la totalité des années 70 (voire un peu plus), où l'arrivée fracassante d'ambitieux réalisateurs redynamisa un cinéma hollywoodien quasi-grabataire. Le succès d'un film novateur comme &lt;i&gt;Easy Rider&lt;/i&gt; (1969) a ouvert les portes des studios à de jeunes auteurs plein de verve, nantis d'une indéniable liberté crétrice. Au-delà du fait qu'ils avaient pour point commun d'annoncer une nouvelle façon d'envisager le cinéma (c'était la mode en Europ et en Asie, ils ont donc... fait pareil), une autre chose les unissait aussi fièrement: la barbe! Les Scorsese, Coppolla, Spielberg et consorts avaient donc créé le mouvement des "barbus" (dont on parle toujours en Asie Mineure). Le cinéma jouera donc dans notre démonstration le personnage de Blanche-Neige, laissant le beau rôle des sept nains à nos chers amis...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img137.imageshack.us/img137/8896/ecranscorsesesi2.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;PROF : Martin Scorsese&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Même s'il a désormais opté pour un classique complet de réalisateur banalo-classieux hollywoodien (bedaine, poivre-sel, et mauvais choix filmographiques), Martin Scorsese avait à l'époque le plus beau port de barbe de toute la côte ouest américaine, qui lui a guaranti longtemps une certaine continuité ainsi qu'un remarquable talent dans la maîtrise de la cinématographie.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Principales oeuvres&lt;/b&gt; :&lt;i&gt; Mean Streets, Taxi Driver, Raging Bull&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Thématiques&lt;/b&gt; : Ses personnages, souvent faibles, névrosés ou trop confiants, font de Scorsese le cinéaste de la "chute". Une chute violente, mais nécessaire. Ajoutez-y des accents mystiques et religieux (il est tout de même d'origine italienne!) et l'on ne tarde pas à appeller ça la rédemption.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Particularités &lt;/b&gt;: Un scénario souvent limpide (collaboration avec Paul Schrader), des cadres à hauteur d'homme, très serrés, et une certaine innovation dans le montage (Thelma Schoonmaker).&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Anecdote&lt;/b&gt; : A réalisé le clip de &lt;i&gt;Bad&lt;/i&gt; pour Michael Jackson. No comment...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img255.imageshack.us/img255/6388/ecranbriandepalmahp4.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;ATCHOUM : Brian De Palma&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;De Palma a-t-il souvent le nez pris? Excellente question, mais ce dont on peut être sûr, c'est qu'il a fait beaucoup de conneries. Ce qui malheureusement prend souvent le pas sur une autre partie plus que louable de sa filmographie. Filmographie qui a d'ailleurs très mal vieillie, démontrant bien que De Palma est ce cinéaste de "l'air du temps", celui qui nous échappe fatalement quand on approche dangeureusement de la soixantaine.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Principales oeuvres&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;Phantom of Paradise, Carrie au Bal du Diable, Scarface&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Thématiques&lt;/b&gt; : Un autre fils d'immigrés italiens, ce qui peut justifier la notion de différence dont font état la majorité des films de De Palma. Différence physique, morale, ethnique, tous ses personnages bénéficent d'un isolement propice à une explosion. Le voyeurisme aussi alimente le cinéma de De Palma, même si il est souvent bien moins vicieux que ceux de Verhoeven ou Deodato.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Particularités&lt;/b&gt; : De Palma semble avoir tout donné dans la mise en scène, et les scénarios laissant parfois à désirer. On lui pardonnera. Remakeur/pasticheur forcené, appuyé par de longs plans-séquences orchéstrés et majestueux, il nous tartine d'un cinéma référentiel qui fait de lui le père spirituel de cette sale éponge de Tarantino.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Anecdote&lt;/b&gt; : Son goût pour le voyeurisme lui est venu durant son enfance. Sa mère doutant de la fidélité de son père, le petit Brian a voulu lui prouver le contraire, muni d'un equipement filmique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img341.imageshack.us/img341/1875/ecranfriedkinzn3.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;GRINCHEUX : William Friedkin&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Le seul sans barbe. De là à dire qu'il est grincheux pour cela il n'y a qu'un pas... que nous ne franchirons pas. Dommage.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Principales oeuvres &lt;/b&gt;: &lt;i&gt;The French Connection, L'Exorciste, Cruising&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Thématiques&lt;/b&gt; : La perte de la foi, une fillette possédée par le Diable, une justice suicidaire et expéditive, l'argent contre la mort... Le cinéma de Friedkin est celui de la violence, du désoeuvrement et de l'amoralité.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Particularités&lt;/b&gt; : Hormis les sempiternelles courses-poursuites en voiture qui ont fait sa renommée, la filmographie de Friedkin est ponctuée de décors baroques et briqués, de vestiges du film noir, de lumières quasi-expressionnistes, saccadées par un rythme et un cadre "réalistes".&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Anecdote&lt;/b&gt; : Tirait en l'air une balle de Magnum 357 au lieu de dire "action", pour lancer les scènes sur le tournage de &lt;i&gt;L'Exorciste&lt;/i&gt;. Ellen Burnstyn devait rentrer dans son rôle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img137.imageshack.us/img137/7420/ecrangeorgelucasze7.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;SIMPLET : George Lucas&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;George Lucas fait partie des barbus mais, n'ayons pas peur de le dire, c'est un con. Il a vu une étoile, puis deux, un film de Kurosawa, et a décidé que ce serait l'oeuvre de sa vie. Qu'il protègera d'ailleurs à grands renforts de contrats exclusifs et juteux, toujours bien markettés. Certes, il a influencé et marqué des générations entières de personnes dans le monde, mais Abba ou Boney M aussi...&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Principales oeuvres&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;THX1138, American Graffiti, Star Wars&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Thématiques&lt;/b&gt; : Pas de thématique, que du fric (parce que Le fric, c'est Chic?) On peut tout de même trouver dans les films de Lucas un thème récurrent de filiation et de passage à l'âge adulte. Comme dans à peu près la totalité des films américains, certes, mais là, on ne voit que ça.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Particularités&lt;/b&gt; : Des voitures ou des vaisseaux spatiaux. Des belles gueules gentilles contre des méchantes burinées. Des prouesses en matière d'effets spéciaux...&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Anecdote&lt;/b&gt; : Le son THX, que l'on a coutume d'entendre au cinema, a en fait été créé par George Lucas himself, d'où le nom &lt;i&gt;THX(1138)&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img530.imageshack.us/img530/1599/ecrancoppolaxd0.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;DORMEUR : Francis Ford Coppolla&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;"Le dormeur doit se réveiller", écrivait Herbert. Maxime qui s'accorde parfaitement à Francis Ford Coppolla. Après avoir livré trois des plus grands films américains de tout le temps (et ce, en l'espace de sept ans), Coppolla a fini par se diriger inexorablement vers des films moins convaincants, pour finir par virer cinéaste malencontreux se reposant sur ses lauriers (&lt;i&gt;Jack&lt;/i&gt;, en 1996, ouch). Son improbable fille commence même à le faire oublier auprès des jeunes générations, c'est dire...&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Principales oeuvres&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;Le Parrain I &amp;amp; II, Apocalypse Now&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Thématiques&lt;/b&gt; :&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Comme Scorsese, la chute : celles des humains qui ont voulu devenir plus que ce qu'ils n'étaient. Et comme Lucas, le thème de la filiation, de la famille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Particularités &lt;/b&gt;: Adepte d'un cinéma majestueux, il dépeint de véritables fresques avec un rythme lent, des cadres minutieux et des éclairages proches du Caravage. Une maîtrise filmique qui jure avec le chaos ambiant des tournages.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Anecdotes&lt;/b&gt;: A déclaré au sujet d'&lt;i&gt;Apocalypse Now&lt;/i&gt; : "à la fin du tournage, nous ne tournions plus. C'était la jungle qui faisait le film." Un jour, j'irais en Thaïlande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img137.imageshack.us/img137/4871/ecranterrencemalickmz4.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;TIMIDE : Terrence Malick&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Timide parce que trop rare. Quatre films en l'espace de 35 ans, accompagnés d'une invisibilité prestidigitatrice. Aux phares de Hollywood, il préfère souvent ceux de la Bretagne.&lt;br /&gt;Principales oeuvres : &lt;i&gt;La Ballade Sauvage, Les Moissons du Ciel, La Ligne Rouge&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Thématiques&lt;/b&gt; : Il représente le plus grand précepte américain, la liberté, d'une manière particulière : à travers les différentes périodes qui ont bâti l'Amérique (découverte de la Géorgie, Guerre du Pacifique...), les personnages de Malick sont tous des insaisissables, des hommes épris de liberté et sans attaches.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Particularités&lt;/b&gt; : Cinéaste contemplatif par excellence, il s'approche des maîtres Kurosawa et Tarkovski avec ses superbes plans de nature insouciante, alliés à un récit et une narration destructurés par des pensées philosophiques et sauvages.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Anecdote&lt;/b&gt; : Durant dix-sept ans, a disparu de la surface de la Terre. Personne ne savait où il se trouvait, y compris sa femme. Soi-disant, en France...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img530.imageshack.us/img530/9963/ecranspielbergho2.jpg" align="left" hspace="4" /&gt;&lt;b&gt;JOYEUX : Steven Spielberg&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Parce que s'il y en a bien qui se doit d'être content, c'est bien lui. Contrairement à ses camarades pileux, il peut se vanter d'être resté le seul à flot durant ses 30 ans de carrière. Aucune traversée du désert (ou si peu), Steven a toujours su garder sa liberté créatrice au sein des majors, a même créé sa propre boîte de production/pompe à fric en cas de souci. Même son divorce, prétendu le plus cher de tous le temps (100 millionsde dollars), l'a fait sourire.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Principales oeuvres &lt;/b&gt;: &lt;i&gt;Duel, Les Dents de la Mer, Indiana Jones&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Thématiques&lt;/b&gt; : La peur inconsciente et collective imprégne la plupart des films de Spielberg, qu'elle soit dûe à un animal dangereux, des terroristes, des conspirations ou des extraterrestres. A travers ses films, Spielberg démonte les rouages d'un monde qui trop souvent nous dépasse et nous submerge.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Particularités&lt;/b&gt; : Mise en scène efficace, souvent empreinte de technologie et d'innovation (le zoom compensé sur Roy Scheider, quel génie), qui a toujours fait de lui un cinéaste "à la mode".&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Anecdote&lt;/b&gt; : C'est à la suite d'un incident technique sur l'animatronic du requin durant &lt;i&gt;Jaws&lt;/i&gt; que Spielberg a décidé de créer ce qui a fait la force de son film : le suggéré. Le hors-champ, la caméra subjective appuyée par la bande-son de John Williams, tout ça donne un climat de tension du début jusqu'au dernier plan. Allez, une deuxième, parce qu'elle est tellement drôle: un des plus grands fans de Spielberg voulait s'introduire chez lui, ligoter sa femme et le violer (pas le voler, hein!) Manque de chance, ce soir-là, il n'y avait que les gardiens...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Et pour finir...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Ils n'étaient pas que sept bien sûr, d'autres réalisateurs influents auraient fait de beaux nains chez Walt Disney si ce cher monsieur avait daigné en inventer plus. On aurait pu y trouver le nain "Névrosé", Paul Schrader, brimé par une étude trop approfondie de la religion qui lui valut d'importants abus de drogues. Ou encore le nain "Compris" Michael Cimino, qui à lui seul a coulé deux maisons de production, fait essentiellement des films fresquo-conceptuels de plus de trois heures, et qui vingt ans plus tard est considéré comme l'un des plus grands cinéastes du monde. Et l'on ne vous parle pas de John Boorman ou Robert Altman...Néanmoins, ce nombre incommensurable de réalisateurs qui ont révolutionné le cinéma à leur manière, sont désormais pour la plupart en proie à une complaisance cinématographique déconcertante. On peut se demander ce qui a poussé ces génies à se transformer en une bande de mauvais réalisateurs, amenés à jouer les mêmes rôles qu'une nouvelle génération de cinéastes qui eux, n'ont rien inventé. Comme quoi... une révolution n'est-elle pas faite pour disparaître?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-6606960817544691281?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/6606960817544691281/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=6606960817544691281' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/6606960817544691281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/6606960817544691281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2008/05/parce-que-le-cinma-ne-devrait-jamais.html' title='Les Leçons du Professeur Rostac : leçon n°1'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaXcGlv8UI/AAAAAAAAABY/IadlIRGFt5c/s72-c/Barbus.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-7125402062304083784</id><published>2008-05-23T10:58:00.004+01:00</published><updated>2008-11-12T17:25:30.354Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques et écrits'/><title type='text'>"La Visite de la Fanfare" de Eran Korilin</title><content type='html'>&lt;a style="font-family: arial;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaWSGlv8SI/AAAAAAAAABI/Fdgr6PomMVo/s1600-h/La+Visite+de+la+Fanfare.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaWSGlv8SI/AAAAAAAAABI/Fdgr6PomMVo/s320/La+Visite+de+la+Fanfare.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203511657223942434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: arial;" class="acarticle"&gt;      &lt;/div&gt;    &lt;div style="font-family: arial;" class="date"&gt; &lt;/div&gt;        &lt;div style="font-family: arial;" class="txtarticle"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici là, sur nos écrans et sous nos yeux depuis le 19 décembre, un cas d'école cannois. Preuve qu'Israël est un pays cinématographiquement émergeant (et en pleine force de l'âge depuis les années 2000), &lt;i&gt;La Visite de la Fanfare&lt;/i&gt; n'en a été que mésestimé (ou surestimé?) au même titre que le jeune cinéma roumain en cette année 2007. Les instances cannoises ont crû bon de récompenser ce film d'un désuet "Prix de la Jeunesse", et par la même occasion le précéder d'une réputation d'histoire vraie, le présentant ainsi comme un véritable film politique abordant les questions dérangeantes d'une région secouée par le biais d'un humour raffiné de circonstance. Le seul problème est qu'il n'en est rien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fanfare classique de la police d'Alexandrie se rend en Israël pour l'inauguration d'un centre culturel arabe. Personne ne vient les chercher à l'aéroport, ils décident de se débrouiller seuls. Et finissent donc par se perdre dans un pays qui leur est totalement inconnu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Problème : malgré tout ce que les journalistes ont voulu nous faire croire, cette histoire n'est pas vraie pour un sou. Certes, elle s'inspire des faits relatés par un écrivain égyptien à qui il est arrivé une aventure similaire, mais tous les personnages de ce film sont complètement fictifs. Ce qui ôte considérablement à la complaisante sympathie que l'on pourrait porter aux personnages. Il n'en demeure pas moins que cette histoire reste très belle, rondement menée, relativement touchante, et tout cela sans aucune prétention de la part du réalisateur Eran Kolirin, dont c'est le premier film. Les membres de la fanfare sont véritablement attachants, maladroits et perdus dans leurs solennels costumes militaires bleu azur alourdis d'inutiles décorations. Itsik, chômeur et mari raté, s'émerveille autant, dans toute sa candeur, d'un début de concerto raté que de son bébé qui dort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film n'est pas une comédie : certes, il reste drôle, mais on est loin d'une pochade à l'italienne des années 70 à laquelle on pourrait le rattacher en voyant la bande-annonce et en lisant les critiques. On pense voir du Ettore Scola, une certaine forme d'humour révolue et nostalgique : on se retrouve presque malgré nous avec un humour dont la maîtrise est volontairement sabordée par le réalisateur. Car même si on esquisse parfois un sourire, ou qu'on se marre franchement sur certaines scènes (la scène de la discothèque-patinoire), l'atmosphère dominante est à dix mille lieux d'un sentiment d'hilarité. Il s'agit bien là d'un "drame" hautement symbolisé, notamment, par le personnage de Toufik, le chef d'orchestre de la fanfare. Drôle de gaucherie qui se craquelle au fil du film pour laisser transparaître un vrai malaise personnel, consumé par une tradition qui empêche toute faiblesse. Ou le personnage de Dina, tenancière d'un bar fantôme, désespérément seule et dont la vie est "un vrai film arabe".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film n'est pas le reflet d'un contexte politique contemporain : si vous voulez un traitement humoristique de la crise du Moyen-Orient, sortez de cette salle! Et si vous croyez l'avoir perçu une fois le générique fini, vous pouvez aller chez l'opticien du coin vérifier vos verres... Il serait trop aisé de cantonner ce film à "une fable politique douce-amère sur deux pays opposés que des circonstances rassemblent". Plus qu'une situation politique, il dépeint un écart générationnel et l'irascible fatalité propres aux gens de cette région. Toufik, le chef d'orchestre martial et meurtri, est aux prises avec le fougueux et moderne Khaled, rivaux inégaux d'un soir face à la naturelle beauté de Dina. La plupart des personnages de ce film sont des ratés, mais vivent avec cette éventualité et continuent d'exister cahin cahan: le second de Toufik, débonnaire et raillé, déplore de ne pouvoir un jour diriger l'orchestre mais reste persuadé qu'il pourra un jour mener son propre concerto.Plus loin, on pourrait percevoir la gêne de l'invitation d'une fanfare arabe dans le quotidien d'un village désert comme une énième preuve d'acculturation et d'opposition religieuse, mais on s'aperçoit que ces pauvres musiciens dérangent surtout parce que les habitants ne sont plus habitués à tant d'agitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On rentre dans la salle pour rire, on en ressort en réfléchissant. Car finalement, le film élude totalement la question du conflit israëlo-palestinien que chaque spectateur "intelligent" s'attendait à voir un minimum abordée, afin de n'être pas venu "que pour rire". &lt;i&gt;La Visite de la Fanfare&lt;/i&gt; reste pourtant efficace, par sa faculté à éviter les prévisibles carcans dans lesquels on aimerait trop facilement le cantonner...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La Visite de la Fanfare &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;de Eran Korilin&lt;br /&gt;Sortie le 19 décembre 2007&lt;br /&gt;Avec Sasson Gabai, Ronit Elkabetz, Saleh Bakri, Khalifa Natour et Rubi Moscovich&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-7125402062304083784?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/7125402062304083784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=7125402062304083784' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/7125402062304083784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/7125402062304083784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2008/05/la-visite-de-la-fanfare-de-eran-korilin.html' title='&quot;La Visite de la Fanfare&quot; de Eran Korilin'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaWSGlv8SI/AAAAAAAAABI/Fdgr6PomMVo/s72-c/La+Visite+de+la+Fanfare.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-1855523730886931549</id><published>2008-01-02T00:37:00.003Z</published><updated>2008-11-12T17:25:30.870Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques et écrits'/><title type='text'>"La Nuit Nous Appartient" de James Gray</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaSoWlv8MI/AAAAAAAAAAY/-i95tC79zCk/s1600-h/La+Nuit+Nous+Appartient.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaSoWlv8MI/AAAAAAAAAAY/-i95tC79zCk/s320/La+Nuit+Nous+Appartient.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203507641429520578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: arial;" class="acarticle"&gt;&lt;br /&gt;On a toujours plaisir à entendre parler du trop rare James Gray, encore plus lorsqu'il sort un film. Et c'est le cas en cette fin d'année 2007 où il débarque avec l'allégorique et soigné &lt;i&gt;La Nuit Nous Appartient&lt;/i&gt;, aux allures tragédiennes. Mieux vaut tard que jamais, semblerait-il...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div style="font-family: arial;" class="date"&gt; &lt;/div&gt;        &lt;div style="font-family: arial;" class="txtarticle"&gt;   New York, fin des 80's. Bobby Green s'occupe d'une des discothèques les plus réputées du Queen's pour le compte d'une éminente famille russe. Son père et son frère sont d'influents policiers new-yorkais. La drogue fait son entrée dans le milieu de la nuit et, afin de ne pas briser sa brillante ascension, Bobby va devoir cacher ses liens familiaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce troisième et remarquable film, James Gray explore à nouveau ce thème récurrent qu'est le sien, la pierre angulaire de sa (trop courte) filmographie : la famille. Posant son décor dans son habituel Queen's natal, Gray nous peint le portrait de Bobby Green, gérant ambitieux et branché qui va se retrouver face à un choix inextricable, pris entre deux feux. Un choix entre deux "familles" : la sienne, celles des Grusinsky, biologique, policière et infaillible; ou celle de Marat Boujayev, mafieux et père de substitution qui accepte son "fils" Bobby avec clémence et respect. Le sang filial, vérolé par une étouffante justice, ou le sang criminel, magnifié par la réussite et la confiance. Par extrapolation, et au-delà d'un climat faussement manichéen, les familles se transforment en "origines" modelées par les affres d'une mémoire meuble et rancunière, car plane ça et là le symbole de l'oppression des Russes (Boujayev) sur les Polonais (Grusinsky).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun écart n'est possible pour Bobby, d'un côté (refus du père de voir son fils autrement que policier, notamment au bras d'une vulgaire portoricaine) comme de l'autre (avouer ses liens familiaux serait une haute trahison pour son autre père Marat). Maudit et en proie à une fatalité antique, le personnage de Bobby Green se pose donc comme un héros tragique, en complète perdition face à ce choix cornélien qui l'obligera à un schisme net et douloureux. Puis, à défaut de s'accomplir dans ce milieu de la nuit qui est le sien, il décidera, animé par un désir incommensurable de vengeance, de se diriger vers l'Ordre et la Loi. Rédemption frustrée, descente aux enfers salvatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet intense drame ne serait pas aussi beau sans la maestria et la minutie de Gray, qui encore une fois, époustouffle par sa maîtrise de la mise en scène. Rien n'est laissé au hasard. Chaque élément est réfléchi, cohérent. De l'envie d'être peintre, Gray en a gardé la rigueur formelle et l'incessant travail du cadre. Chaque plan se pose comme une pièce picturale d'un immense et éloquent puzzle filmique. Scène benigne de prime abord, l'opposition El Caribe / Bal de Policiers est frappante en tout point : le noir et l'ocre de la boîte de nuit laissent place aux froides couleurs grisâtres du réfectoire, le montage syncopé ralentit tandis que le cadre s'élargit. En cinq minutes de pellicule, et sans dialogue, le film est brillament exposé. Aussi brillament qu'il est clôt d'ailleurs, dans une intense et superbe scène de fin, digne d'un &lt;i&gt;Ken-geki&lt;/i&gt; signé Kurosawa. A travers les bambous séchés virevoltant au gré du vent, à travers l'épaisse et blanche fumée s'extirpant vers les cieux, la silhouette vengeresse et héroïque de Joaquin Phoenix apparaît dans un long plan de face... Cinématographique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film tire également sa réussite d'une interprétation encore une fois plus que convaincante, hormis l'erreur Eva "pot de peinture" Mendes. Après Maximilian Schell et James Caan, c'est un autre grand acteur de cinéma qui endosse la figure du "pater familias" si propre aux films du réalisateur new-yorkais. Robert Duvall est impeccable dans le rôle d'un père aveuglé par une vomitive justice et une paradoxale vengeance, arrogant et partial. Mais surtout, c'est Joaquin Phoenix que l'on doit remercier pour une couillue interprétation du personnage principal, Boby Green. Son outrance et son insolence laissent place, à mesure que les plans défilent, à un jeu nevrosé et intérieur synonyme d'une longue et lancinante descente aux enfers. Aliénation d'une insupportable condition et ce, jusqu'au dernier mot du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit bémol (hé oui, il y en a un) : on peut trouver le rythme du film plus que soporifique, avec beaucoup de passages à vide. On peut penser que cela sert le propos du film, comme pour &lt;i&gt;Little Odessa&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;The Yards&lt;/i&gt;; mais il faut admettre le fait que certains puissent mal accepter cette étrange cadence dramaturgique, si loin des canons de l'entertainment. Il n'empêche que Gray n'en reste pas moins un réalisateur intemporel, sublimant une histoire somme toute simple et terriblement contemporaine en un véritable théâtre antique. Créateur acharné et jusqu'au-boutiste, il apparaît comme le chaînon manquant entre le Nouveau Cinema Hollywoodien et le cinéma de pur divertissement propre aux années 2000. A suivre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La Nuit Nous Appartient (We Own the Night)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;2007, 1h50, scénario de James Gray&lt;br /&gt;Avec Joaquin Phoenix, Mark Wahlberg, Eva Mendes et Robert Duvall&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-1855523730886931549?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/1855523730886931549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=1855523730886931549' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/1855523730886931549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/1855523730886931549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2008/01/la-nuit-nous-appartient-de-james-gray.html' title='&quot;La Nuit Nous Appartient&quot; de James Gray'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaSoWlv8MI/AAAAAAAAAAY/-i95tC79zCk/s72-c/La+Nuit+Nous+Appartient.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-3698773242539304960</id><published>2007-12-07T13:30:00.003Z</published><updated>2008-11-12T17:25:31.237Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques et écrits'/><title type='text'>"Saw 4" de Darren Lynn Bouseman</title><content type='html'>&lt;a style="font-family: arial;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaUb2lv8PI/AAAAAAAAAAw/84PTsEdX5XA/s1600-h/Saw+4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaUb2lv8PI/AAAAAAAAAAw/84PTsEdX5XA/s320/Saw+4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203509625704411378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: arial;" class="acarticle"&gt; Une suite "bête et méchante", dont la dégueulasserie n'est pas toujours maîtrisée, mais à qui on peut reconnaître le mérite de ne pas trop égratigner le mythe &lt;i&gt;Saw&lt;/i&gt;, avec quelques trouvailles créatives: c'est déjà ça de pris!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div style="font-family: arial;" class="date"&gt; &lt;/div&gt;        &lt;div style="font-family: arial;" class="txtarticle"&gt;   Vu la productivité et le succès engrangé par la franchise &lt;i&gt;Saw&lt;/i&gt;, on pourrait s'attendre (et ça risque d'arriver) dans deux ans à l'un des meilleurs jeux de mots que l'exploitation cinématographique française n'ait jamais connu : &lt;i&gt;Saw 6&lt;/i&gt;. En attendant, l'année 2007 se conclue avec un &lt;i&gt;Saw 4&lt;/i&gt; respectueux de ses "préquelles", mais qui ne fait néanmoins pas avancer grandement le cinéma d'horreur mondial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John Kramer, alias Jigsaw, et sa disciple Amanda sont morts. Après la découverte du cadavre de l'inspecteur Kerry, les fédéraux Strahm et Perez viennent en aide à l'inspecteur Hoffmann afin de boucler l'affaire du "Tueur au Puzzle". L'officier du SWAT Rigg est enlevé, il aura désormais 90 minutes pour s'extirper des énigmes de Jigsaw et (peut-être) sauver quelqu'un qui lui est cher, et par la même occasion, sa peau. A la suite d'un véritable bras de fer avec les money-makers de chez LionsGate et Metropolitan (qui tiennent là, il est vrai, une grandiose niche financière), les créateurs-producteurs-réalisateurs-scénaristes Bouseman, Whannell et Wan soufflent un peu, se consacrent à d'autres projets et confient leur bébé à un nouveau trio de scénaristes. Et ça se sent! Malgré la présence à la réalisation et à la production exécutive du triptyque originel, cette troisième séquelle est sûrement celle de trop, celle qui n'aurait jamais dû voir le jour, comme le souhaitait ses auteurs originels. Car, comme je le disais, &lt;i&gt;Saw 4&lt;/i&gt; est respectueux, certes, mais n'arrive jamais à la hauteur de ses louables prédécesseurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier point qui aurait dû faire de &lt;i&gt;Saw&lt;/i&gt; une trilogie (et seulement ça), la mort de Jigsaw : sans Jigsaw, plus de grand méchant de l'horreur, personnifié par le blême et cancéreux John Kramer ou par la terrifiante poupée aux écarlates et tourbillonnantes joues. On tenait notre Freddy, notre Jason des années 2000. Dommage... Ensuite, on ne peut que déplorer le casting : les premiers volets nous avaient gâtés de vieilles gloires et autres seconds couteaux terriblement efficaces. Chant du cygne salvateur pour ces hommes qui donnaient tout: des excellents Danny Glover et Cary Elwes, nous sommes passés à Costas Mandylor, ersatz de Stallone capable d'une expression et demi par film, Liriq Bent, au charisme conchylicole, et Scott Paterson, pas crédible pour un sou en agent du FBI. And the last but not the least, on a droit ici à une intrigue qui dépasse l'entendement scénaristique. Le noeud est quasiment défait à la trentième minute du métrage, les séquences s'enchaînent, incohérentes, par de racoleurs raccords censés faire passer facilement la pilule de l'entertainment. On peut désormais se concentrer sur les images, bien cradingues, ce qui semble être le supposé message des créateurs de &lt;i&gt;Saw 4&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce film n'a pas que des torts, loin de là! Il a ainsi le mérite de faire plus que respecter (à la limite du recopiage?) l'esthétique propre à la franchise. Une réalisation et un montage clipé, saccadés, qui donnent autant de relents vomitifs que d'images glauques d'un gore paroxystique, repoussant ainsi toujours plus loin (et pour le bonheur oculaire des aficionados) les limites de messieurs les censeurs. Ajoutez-y un infaillible travail plastique, aux tons sépia et verdâtres, renforçant ainsi une certaine idée de saleté et de dégoût qui n'aurait pas déplu à feu Jigsaw. Nonobstant une énième pirouette scénaristique et la magie du flash-back (bouée de sauvetage de l'auteur de ciné américain), on s'aperçoit subtilement au fil des minutes qui s'égrainent, et ce jusqu'à une dernière éclaboussure visuelle, que la "diégèse filmique" (le temps durant lequel se déroule l'action) est la même que celle du troisième Saw. Surprenant et inventif! Mais surtout, le film favorise des éléments complètement et étrangement occultés par les trois premiers &lt;i&gt;Saw&lt;/i&gt;. En effet, on peut grâce à Saw 4 en apprendre plus sur John Kramer et sur, fait important, la genèse de sa sadique misanthropie. Pourquoi est-il si méchant? Pour des raisons que chacun aurait fait sienne le cas échéant et que je préfère ne pas divulguer par peur de briser un suspense bien trop fébrile dans ce film. En tout cas, Kramer a eu une vie avant de devenir le Tueur au Puzzle, maniaque irrasciblement rongé par sa tumeur et sa quête de la rédemption. Cette justification de ses actes nous rend encore plus complices, spectateurs voyeurs que nous sommes. Elle nous renvoie directement à cette morale malsaine que l'on a relativement plaisir à voir s'accomplir depuis 2004 et le premier volume &lt;i&gt;Saw&lt;/i&gt;. Car oui, Jigsaw est paradoxalement un moralisateur! Et au détriment de kilos de viandes humaines usitées, il laissera toujours le choix à ses victimes tout en leur montrant leurs erreurs... Un boucher machiavélique, mais diablement intègre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;SAW 4 &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;de Darren Lynn Bouseman, 2007, 1h30&lt;br /&gt;Scénario de Patrick Melton, Marcus Dunstan et Thomas H.Fenton Avec Tobin Bell, Costas Mandylor, Liriq Bent, Scott Paterson et Donnie Wahlberg (oui oui, le mec des NKOTB!)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;NB&lt;/b&gt; : On peut voir ou attendre avec impatience les autres projets de Messieurs James Wan et Leigh Whannell avec respectivement &lt;i&gt;Death Sentence&lt;/i&gt;, vigilante burnée avec Kevin Bacon; et &lt;i&gt;Dead Silence&lt;/i&gt;, film de marionnettes horrifiques (encore!)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-3698773242539304960?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.trentetroistours.com/froid.php?id=482&amp;fr=2' title='&quot;Saw 4&quot; de Darren Lynn Bouseman'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/3698773242539304960/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=3698773242539304960' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/3698773242539304960'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/3698773242539304960'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2007/12/saw-4-de-darren-lynn-bouseman.html' title='&quot;Saw 4&quot; de Darren Lynn Bouseman'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaUb2lv8PI/AAAAAAAAAAw/84PTsEdX5XA/s72-c/Saw+4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-7350436547507480194</id><published>2007-12-05T00:21:00.001Z</published><updated>2008-05-23T10:57:09.162+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Infos'/><title type='text'>Ciné-Club : Cinetic et son alter-cinéma</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Il y a cinéma et cinéma. C'est comme les huîtres, les brésiliens au foot, les sacs Vuitton et la musique : parfois, la forme est ressemblante et peut tromper son monde, mais le fond manque cruellement de consistance, jusqu'à frôler l'arnaque pure et simple. Cinéma et cinéma donc. On aura applaudi des deux mains la contribution au 7e art de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Supergrave&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, des 23 &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Scary Movie&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; et de Mickaël Youn. Et le tout pour des entrées qui grimpent sans aucune honte pour tutoyer les 10 euros, hors pop-corn, accessoire obligé du nouveau cinéma qui tache. Mais si on se retrouve un jour face à un vrai chef d'oeuvre, le constat est là, cru et déchirant. On nous aurait menti ? L'Utopia nous avait remis le pied à l'étrier, et le cinéma et moi, on s'était reparlé, nous gargarisant de notre complicité retrouvée et de nos vieilles anecdotes communes. L'association Cinetic, une association étudiante de cinéphiles, se propose de continuer à creuser cette veine, et installe son ciné-club entre la Maison des Arts (Université Bordeaux 3) et le cinéma Jean Vigo (près de la place Gambetta). Deux ambiances loin du pop-corn et du calcul du ratio de rentabilité coût de production/ entrées en salle. Un goût d'alter-cinéma en quelque sorte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Pour en savoir plus sur l'excellente programmation du ciné-club, retrouvez Cinétic sur &lt;a href="http://www.myspace.com/associnetic"&gt;leur My Space&lt;/a&gt; ou sur &lt;a style="color: rgb(107, 12, 12);" href="http://www.trentetroistours.com/associnetic.free.fr"&gt;leur site web&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;hr style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;En décembre&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="font-family: arial;" src="http://img504.imageshack.us/img504/4769/theconnectionhv4.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;THE CONNECTION &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;(USA, 1961, 1h30, de Shirley Clarke)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;La vie de cinq junkies dans un squat sordide de New-York. Film engagé, avec une volonté de réalisme et loin des fards du cinéma de studio hollywoodien : il livre un portrait de cette jeunesse désoeuvrée, s'inscrivant dans la lignée du cinéma indépendant américain des années 60.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Séance le 4 décembre au Jean Vigo, 20h15, 3 euros, gratuit pour les étudiants&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="font-family: arial;" src="http://img208.imageshack.us/img208/6760/18607134qj8.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;LE LIMIER (SLEUTH)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;(GB, 1972, 2h18, de Joseph L. Mankiewicz, premier film du cycle "Manipulations")&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Andrew Wyke, un écrivain distingué, invite dans son manoir un jeune parvenu italien, accessoirement amant de la femme de Mr Wyke : compromis à cette fâcheuse situation ou jeu cynique et psychologique? Mankiewicz livre un huis clos étouffant, étourdissant et hallucinant, où la précision du décor et des répliques assassines se dispute à un scénario brillant et imprévisible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Séance le 11 décembre à la Maison des Arts (Talence), 18h, gratuit pour tout le monde.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="font-family: arial;" src="http://img107.imageshack.us/img107/6761/18399169os0.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;L'INVRAISEMBLABLE VERITE (BEYOND A REASONABLE DOUBT)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;(USA, 1956, 1h20, de Fritz Lang, second film du cycle "Manipulations")&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Deux hommes mettent au point un plan complexe pour militer contre la peine de mort. Pendant que l'un sera accusé du meurtre d'une jeune femme par de nombreux indices, l'autre gardera les preuves de son innocence... mais l'homme qui détient les preuves meurt. Fritz Lang, après avoir fui l'Allemagne, mène une brillante carrière aux USA en proposant des films de suspense, thrillers et autres polars avec pour thème central le "faux coupable", qui feront de lui l'alter ego d'Alfred Hitchcock.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Séance le 18 décembre au Jean Vigo, 20h15, 3 euros, gratuit pour les étudiants.&lt;/i&gt;  &lt;div class="date"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;On peut remercier Arnaud d'Armagnac, chroniqueur de 33 Tours pour ce joli petit papier qu'il a fait pour l'association de cinéma dont je fais partie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-7350436547507480194?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.trentetroistours.com/actu.php?id=735&amp;rub=16' title='Ciné-Club : Cinetic et son alter-cinéma'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/7350436547507480194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=7350436547507480194' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/7350436547507480194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/7350436547507480194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2007/12/cin-club-cinetic-et-son-alter-cinma.html' title='Ciné-Club : Cinetic et son alter-cinéma'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8395658269103839420.post-2775410392138736891</id><published>2007-12-05T00:16:00.002Z</published><updated>2008-11-12T17:25:31.490Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques et écrits'/><title type='text'>"La France" de Serge Bozon</title><content type='html'>&lt;a style="font-family: arial;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaUtGlv8QI/AAAAAAAAAA4/AwWbmP1fnIc/s1600-h/La+France.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaUtGlv8QI/AAAAAAAAAA4/AwWbmP1fnIc/s320/La+France.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203509922057154818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;Automne 1917. Camille attend, à coups de fréquentes lettres, le retour de son mari parti au front. Un beau jour, elle apprend qu'il la quitte, par un elliptique et ultime courrier. Elle se travestit en jeune homme et part à travers la campagne retrouver son mari. Durant ses pérégrinations, elle croise un bataillon qui la prend sous son aile sans savoir véritablement qui elle est...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut que remercier Serge Bozon qui, dans son infinie maîtrise de l'objet cinématographique, nous livre sûrement (allez, emballons-nous c'est la fin de l'année!) le meilleur film que 2007 ait vu paraître. Une "France" historique dont les mémoires collectives ont volontairement efacé l'existence et qui nous revient ici dans toute son horreur et, paradoxalement, dans toute sa splendeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la guerre 14-18 est boudée par nos si patriotes cinéastes au profit d'une, plus actuelle et soi-disant plus dérangeante, l'Algérie, il n'en demeure pas moins de sporadiques mais somptueux films dont &lt;i&gt;La France&lt;/i&gt; est le dernier en date. Et cette guerre, justement, Serge Bozon a choisi de ne pas la montrer dans tout son "réalisme": point ou peu de scénes de batailles sanguinolantes, de boucheries héroïques, d'images chocs et autres violences coutumières de la "Grande Guerre". A cela, le réalisateur lui préfère le suggéré,le hors-champ... Ô, Suggéré mon ami, toi qui donnes tant de puissance à tes images! Les insoutenables souvenirs (l'histoire du soldat Philippe, les cimetières de soldats) se mêlent à l'incessant quotidien des paysans (le lourd et expectatif espoir des femmes à l'arrière du pays, la délation entre villageois) et des soldats (les bombardements, les soldats allemands magnifiquement décrits en apocalyptiques et cavalières silhouettes teutones). Symboles et vestiges d'une guerre éctoplasmique et oppressante à laquelle tout le monde aurait voulu échapper, encore maintenant et surtout hier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y échapper, oui. Le bataillon de Camille, dirigé par un Pascal Greggory étincelant comme à son habitude, ne déroge pas à la règle et semble lui aussi le vouloir à tout prix. Ces soldats dont on ne sait rien - tant ils semblent irréels et fantômatiques - si ce n'est qu'ils sont prisonniers de continuels cauchemars, vont se révéler à nous, spectateurs, comme ils se révèlent à Camille. Au coin du feu, pour se tenir éveillés, se protéger de l'absurde contexte qui les encercle, dans un éclat de surprise et de poésie. Car ces hommes chantent, rêvent, croient en une chose salvatrice : la liberté. Ils chantent d'élégiaques ritournelles sur une fille aveugle aux accents pacifiques. Ils rêvent de l'Atlantide, cette contrée mythique, cet Eldorado que le soldat Philippe leur narrait avec tant de joie. Ils sont déserteurs. Ici pas de bouffonerie, pas de références pompières au cinéma populaire français des années 60. On est loin de Louis "fils de" Garrel, dont la médiocrité n'a d'égal que la prétention, entonnant une soupe Demyesque vantant la bretonnerie la plus affligeante. On est loin de Ozon et de l'ôde mysogine qu'il pondit à ses &lt;i&gt;8 Femmes&lt;/i&gt;. Les mélodies sont "pop", certes, mais jouées avec de vieilles gimbardes d'époques, s'élevant de manière aérienne sous les notes bucoliques de Fugu, aux confins de Devotchka et Pascal Comelade que surplombent de superbes voix guidées par la plume de Bozon...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où Bozon excelle également, c'est dans le choix de ses acteurs. Passons les membres du bataillon dont j'ai allègrement vanté les mérites, à la limite de la flagornerie et autre prostitution artistique. Concentrons nous donc sur les deux acteurs principaux : Sylvie Testud et Pascal Greggory. Moi qui à l'accoutumée n'apprécie guère Sylvie Testud, je dois bien avouer qu'elle m'a bluffé, comme elle ne l'avait plus fait depuis &lt;i&gt;Karnaval&lt;/i&gt; en 1999. Elle est superbe dans ce rôle de garçonne dont la féminité n'est jamais altéré malgré la virilité qu'elle essaie d'insuffler à son rôle de "petit Camille" auprès de soldats; prête à tout (et n'importe quoi) pour rejoinde le front. Un trop-plein d'amour pour son mari d'une nihiliste et rare beauté. Quant à Pascal Greggory, comme je l'ai dit plus haut, il est égal à lui-même. Tellement brillant qu'il peut vous réhausser un film comme &lt;i&gt;Nid de Guêpes&lt;/i&gt;, alors c'est vous dire s'il scintille dans &lt;i&gt;La France&lt;/i&gt;. On ne peut voir que lui dans le rôle d'un capitaine droit et méfiant, cherissant et couvant ses soldats, prêt à tout pour les sortir de cette guerre dégueulasse dans laquelle ils ne devraient pas être. Et pour finir, je dirais que Guillaume Depardieu, surprise du film s'il en est, est plus que crédible dans son rôle de François Robin. On le croirait, après une ellipse longue de 10 ans, tout droit sorti du film &lt;i&gt;Marthe&lt;/i&gt;, étonnament le dernier film marquant avant &lt;i&gt;La France&lt;/i&gt; sur la guerre 14-18.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La France&lt;/i&gt; de Bozon est beau comme la France de Serge est belle. Noir et spectral, sublime et poétique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La France&lt;/b&gt; de Serge Bozon&lt;br /&gt;2007, 1h42&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Scénario de Axelle Ropert. Avec Sylvie Testud, Pascal Greggory, François Negret, Benjamin Esdraffo et Guillaume Depardieu.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Au Cinema Jean Vigo jusqu'au mardi 11 décembre 2007&lt;/i&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8395658269103839420-2775410392138736891?l=mister-roboto.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.trentetroistours.com/froid.php?id=470&amp;fr=2' title='&quot;La France&quot; de Serge Bozon'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mister-roboto.blogspot.com/feeds/2775410392138736891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8395658269103839420&amp;postID=2775410392138736891' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/2775410392138736891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8395658269103839420/posts/default/2775410392138736891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mister-roboto.blogspot.com/2007/12/la-france-de-serge-bozon.html' title='&quot;La France&quot; de Serge Bozon'/><author><name>Matthieu Rostac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_UJ1KnVeIOu8/R1Xth6PCpuI/AAAAAAAAAAM/WhBK63-64tU/S220/l_c212a02f0c7e279bf314b0000d4684ff.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UJ1KnVeIOu8/SDaUtGlv8QI/AAAAAAAAAA4/AwWbmP1fnIc/s72-c/La+France.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
